10 secondes de pénalité pour Julian Alaphilippe ?

500 francs suisse d’amende, voilà la sanction rendue jeudi soir par le jury des commissaires. En cause, le soigneur Deceuninck - Quick-Step qui dans les derniers mètres du Galibier donne un bidon à Julian Alaphilippe puis le pousse sur quelques mètres. La toile s’emballe et réclame une équité dans les peines, se référant à Primoz Roglic au Giro qui avait écopé de 10 secondes de pénalités et d’une amende financière pour deux poussettes de supporters.

Certains vont plus loin sortant la cause du grand complot et du protectionnisme français visant à favoriser Thibaut Pinot ou Alaphilippe. Les arguments se succèdent, l’exclusion de Luke Rowe et Tony Martin, équipiers de Geraint Thomas et Steven Kruiswijk, où les contrôles sanguins opérés chez Deceuninck et Jumbo-Visma au matin de la première étape alpestre... comme si l’UCI était à la solde de la France via son président. Les commissaires constatent, interprètent et jugent en leur âme et conscience. Lorsque Geraint Thomas rentre derrière la voiture après sa chute mardi, les commissaires estiment que l’abri n’est pas le même que celui qui avait valu une pénalité à Tom Dumoulin à Mur de Bretagne en 2018. C’est une interprétation... et là où il y a interprétation, il y aura toujours une part de subjectivité. Les sanctions des commissaires paraissent parfois sévères mais elles correspondent à ce que l’Union cycliste internationale a établi.

La poussette d’Alaphilippe lui aura permis de gagner en criant fort trois secondes ! Alors si il gagne le Tour avec 4 secondes d’avance sur son dauphin, ce seront plutôt celles glanées à Epernay, dans la bordure vers Albi ou dans des choix tactiques surprenants des Movistar ou d’Ineos sur le Galibier.

Reste la question : fallait-il sanctionner le fait d’une amende de 500 francs suisses ? Car si amende il y a, c’est que le jury a reconnu une faute, faute qui aurait dû être pénalisée en temps... à moins que les commissaires n'aient estimé que le gain était marginal. Tout n’est sans doute qu’une question d’interprétation.

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