L'histoire belge au Giro en 6 chiffres

6 chiffres belges (Giro)phare du Tour d'Italie
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La 102e édition du Tour d’Italie s’élancera de Bologne ce samedi. Depuis plusieurs années, la popularité du Giro ne cesse de grandir. Plus spectaculaire, plus indécise et moins stéréotypée que le Tour de France, la course au maillot rose promet une nouvelle fois une belle bataille. Les favoris à la succession de Chris Froome sont nombreux. Si le Britannique ne défendra pas son titre sur les routes italiennes, son dauphin l’an dernier, Tom Dumoulin, sera l’un des principaux prétendants.

Au même titre que Simon Yates, leader ultra-dominateur lors des deux premières semaines de la course l’an dernier mais qui avait subi une incroyable défaillance dans les deux dernières étapes de montagne. Le frère d’Adam a donc un œuf à peler avec le Giro, une course qu’il affectionne particulièrement. Le troisième grand nom est peut-être aussi le moins connu mais paradoxalement aussi le principal favori : Primoz Roglic. Le Slovène n’a jamais remporté de Grand Tour dans sa carrière mais s’est imposé comme le patron sur les courses d’une semaine comme Tirreno-Adriatico et le Tour de Romandie, où il a à chaque fois triomphé cette année.

À la veille du grand départ, c’est l’occasion de retracer la relation entre le Tour d’Italie et la Belgique en six chiffres.

7 : Le nombre de victoires belges depuis la première édition en 1909. Si les Belges ont remporté très rapidement un premier succès sur les routes du Tour de France (avec le succès d’Odiel Defraeye en 1912), ils ont dû attendre beaucoup plus longtemps avant de remporter le Tour d’Italie. Et c’est le plus grand de tous, Eddy Merckx, qui est le premier à avoir ramené le maillot rose en Belgique, en 1968. Le Cannibale est monté sur la plus haute marche du podium à quatre autres reprises (1970, 1972, 1973 et 1974), ce qui lui permet de se retrouver aux côtés de deux légendes du cyclisme italien, Alfredo Binda et Fausto Coppi, tout en haut au nombre de victoires sur le Giro. Michel Pollentier (1977) et Johan De Muynck (1978) ont poursuivi l’hégémonie belge des années 70 pour permettre à nos compatriotes de remporter sept éditions en onze ans.

177 : C’est le nombre de victoires d’étape remportées par les coureurs belges depuis la création du Giro. Les Belges ont dû attendre 24 ans avant d’enfin s’imposer sur les routes italiennes. En 1933, le Limbourgeois Gérard Loncke remportait deux étapes. À l’inverse, il ne faut remonter très loin pour retrouver trace de la dernière victoire belge sur le Tour d’Italie. C’était Tim Wellens l’an dernier. Notre compatriote avait levé les bras lors de la quatrième étape qui arrivait à Caltagirone. Entre-temps, Eddy Merckx (24 victoires), Roger De Vlaeminck (22) et Rik Van Steenbergen (15) ont été les Belges les plus prolifiques sur le Tour d’Italie.

2012 : C’est cette année-là que Thomas De Gendt monte sur la troisième marche du podium derrière le Canadien Ryder Hesjedal et l’Espagnol Joaquim Rodriguez. Huitième du classement général avant la dernière étape de montagne, le spécialiste des échappées tente le tout pour le tout dans la terrible étape entre Val di Sole et le mythique Passo dello Stelvio. Le Belge décide de partir à l’offensive dans l’ascension du Mortirolo, à plus de 50 kilomètres de l’arrivée. Dans les pentes vertigineuses du Stelvio, un col de plus de 43 kilomètres, De Gendt tutoie un moment le maillot rose. Au final, il remporte l’étape et se hisse à la quatrième place du général avant le chrono final dans les rues de Milan. Un chrono qui lui permettra de gagner une place et de devenir le premier Belge à monter sur le podium d’un Grand Tour depuis Johan Bruyneel (3e) en 1995 sur la Vuelta.

1919 : Il y a 100 ans, le Giro en était à sa septième édition. Cette année-là, le Tour d’Italie renaît de ses cendres après quatre ans d’interruption à cause de la première guerre mondiale. Et alors que dans les années 10, les Belges dominaient le Tour de France avec pas moins de sept victoires consécutives, nos compatriotes n’étaient pas encore très chauds à l’idée de s’élancer sur les routes italiennes. Le Liégeois Georges Goffin, surnommé Némo, est le premier à participer au Giro en 1914. Lors de l’édition suivante, en 1919, les Belges étaient au nombre de trois, Marcel Buysse, Henri Van Lerberghe et Alois Verstraeten. Cette édition 1919 est dominée de la tête et des épaules par un certain Costante Girardengo. L’Italien enlève son premier Tour d’Italie en remportant sept des dix étapes. Il est en passe de devenir le premier à être qualifié de « campionissimo », champion des champions en italien. Cette année-là, Marcel Buysse est le premier Belge à monter sur le podium de la course italienne.

10 : Le nombre de Belges présents au départ de Bologne ce samedi. C’est le plus petit nombre depuis 2016. Parmi les coureurs noir-jaune-rouge, il faudra surtout compter sur Thomas De Gendt pour tenter de gagner une étape. Le baroudeur pourra tenter sa chance dès que la route s’élèvera au même titre que son coéquipier Jelle Vanendert. La plupart de nos autres compatriotes devront, eux, se contenter de remplir le rôle d’équipier. Laurens De Plus pour Roglic, Jan Bakelants et Louis Vervaeke pour Dumoulin ou encore Pieter Serry pour Bob Jungels devront se sacrifier pour leur leader.

2 : Il s’agit du nombre de grands départs du Giro depuis la Belgique. Si le Tour de France s’élancera de Bruxelles en 2019, le Giro est déjà passé par notre pays à plusieurs reprises. En 1973, Verviers accueille pour la première fois le Giro. Une première pour la course italienne loin de ses frontières. En 1965 et 1966, le Tour d’Italie s’était élancé depuis l’étranger, respectivement de Saint-Marin et de Monte Carlo. Mais dans ces deux cas, l’arrivée de la première étape se situait déjà sur le sol italien. La ville liégeoise a donc accueilli le premier vrai grand départ à l’étranger. Le Giro est revenu en Belgique à deux reprises depuis lors. En 2002, le peloton est passé par la province de Liège mais le Grand Départ avait été donné à Groningue aux Pays-Bas. Quatre plus tard, en 2006, le Tour d’Italie est parti de Seraing. Cette année-là, le Giro rend hommage aux Italiens de Belgique et passe notamment par Mons, Charleroi, Namur et Wanze avant d’atterrir en Italie après quatre étapes sur le sol belge.

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