Giro : Mader empoche la 6e étape au sommet, Valter chipe le maillot rose à Evenepoel pour quelques secondes !

Étape 6 : Grotte di Frasassi ► Ascoli Piceno (160 km) / ★★★☆☆

Membre de l’échappée matinale, Gino Mäder s’est montré le plus costaud pour s’imposer au sommet de San Giacomo d’Ascoli Piceno et empocher la 6e étape de ce Giro. Il a brillamment résisté au peloton dans la dernière ascension pour finalement s’imposer devant la meute de favoris lancée derrière lui.

Côté belge, on pensait que Remco Evenepoel allait arracher le nouveau maillot rose. 7e au général ce matin, le prodige de la Deceuninck Quick-Step a fini dans un quatuor, aux côtés de Bernal, Martin et Ciccone à quelques secondes du vainqueur du jour. Mais alors qu’on le pensait nouveau leader du classement général, le Belge doit s’avouer vaincu pour 11 secondes face à Attila Valter (Groupama-FDJ), 12e du jour, que tout le monde avait visiblement oublié dans ses calculs. Nous y compris…

 


160 kilomètres entre Grotte Di Frasassi et Ascoli Piceno, voici le copieux menu qui attend le peloton ce jeudi. Au programme, un tracé escarpé, deux difficultés (2e et 3e catégorie) en milieu d’étape avant une longue descente et un bouquet final de 15,5 kilomètres (6,1% de moyenne) pour la 2e arrivée au sommet de ce Giro 2021.

Le début de course est tendu, plusieurs fuyards tentent de prendre la poudre d’escampette sans succès. Après 41 kilomètres d’attaques ratées et de tentatives de contres, l’échappée du jour se forme enfin. Parmi ces 8 coureurs, un Belge : Jimmy Janssens de la formation Alpecin-Fenix. A ses côtés, Matej Mohoric (Bahrain Victorious), Gino Mader (Bahrain Victorious), Simon Guglielmi (Groupama-FDJ), Dario Cataldo (Movistar) et Simone Ravanelli (Androni-Giocattoli), Bauke Mollema (Trek – Segafredo) et Geoffrey Bouchard (AG2R Citroën Team).

Sous une pluie harassante, les huit hommes font la course en tête mais à 67 kilomètres de l’arrivée, l’équipe Ineos met le turbo en prend les rennes du peloton dans la descente. Le groupe explose. Et si Remco Evenepoel reste vigilant au chaud dans ce qui reste du peloton décimé, le maillot rose, Alessandro De Marchi est à la dérive et dit adieu à sa précieuse tunique.

San Giacomo, le juge de paix

Devant, la physionomie change également. Quatre survivants de l’échappée matinale s’isolent en tête (3’min d’avance) : Mohoric, Mäder, Cataldo et Mollema. Ils sont pris en chasse par leurs anciens compagnons d’infortune Janssens, Bouchard, Ravanelli et Guglielmi puis aussi par le trio Ciccone, Bardet et Bettiol, lancé en chasse-patate depuis quelques kilomètres.

Dans le groupe des favoris, on se regarde, personne n’osant dévoiler ses cartes trop tôt. Evenepoel est toujours bien entouré : Almeida, Masnada, Knox et Honoré sont toujours à ses côtés.

Après 145 kilomètres et un plat principal goulument dévoré, place au dessert pour le peloton : la montée vers San Giacomo (15,5 kilomètres) qui risque de faire mal. Devant, Mohoric abat un travail de titan pour maintenir l’avance aux alentours de la barre symbolique de 3 minutes. Mais le Slovène explose et doit laisser filer ses trois compagnons.

A 12 kilomètres de l’arrivée, Pieter Serry est fauché par une voiture de course complètement inconsciente. Heureusement pour lui, le Belge s’en sort sans trop de dégâts.

Alors que les kilomètres défilent, le jeu de chat et la souris se poursuit mais le peloton, où un impressionnant Ganna fait le tempo, ne grapille pas grand chose. Toujours 2’d’avance pour le trio de tête à 9 kilomètres, puis 1’30 à 6 bornes de l’arrivée.

Tout va donc se décider dans les cinq derniers kilomètres à plus de 7,5% de moyenne. Bernal n’a plus que Martinez à ses côtés, le train Deceuninck, lui, se forme tout doucement. Almeida et Masnada entourent Evenepoel qui reste au chaud. A trois kilomètres de l’arrivée, Martinez place une première banderille pour préparer le terrain pour Ineos. Devant, Mäder s’isole et file vers la victoire.

Derrière le Suisse,, un quatuor lâche le reste de la meute : Bernal, Ciccone, Martin et Evenepoel. Tous finissent à quelques hectomètres du vainqueur du jour. Et alors que tout les supporters belges crient victoire et rêvent d’un maillot rose pour Evenepoel, Attila Valter franchit la ligne en 12e position et arrache la tunique rose pour 11 petites secondes.


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