Froome: "La plus grande bataille de ma carrière", Dumoulin a "tout donné"

A la veille de l'arrivée à Rome, le Britannique Chris Froome a fait main basse sur le Giro, samedi, à Cervinia, terme de la 20e étape gagnée par le grimpeur espagnol Mikel Nieve. "Ce Giro a été la plus grande bataille de ma carrière", a commenté Froome, en tête du classement depuis son coup de force de la veille, une échappée solitaire de 80 kilomètres.

Samedi, le quadruple vainqueur du Tour de France n'a rien cédé à son dauphin au classement, le Néerlandais Tom Dumoulin, dans la dernière étape de montagne. Au contraire, il a tenu à franchir la ligne devant lui dans la station située au pied du Cervin (nord-ouest) et a grignoté 6 secondes supplémentaires.

Il ne reste plus qu'une étape de plat, dans la capitale italienne, pour que Froome devienne le premier Britannique à gagner le Tour d'Italie en 101 éditions. Il compte 46 secondes d'avance sur Dumoulin, vainqueur sortant.

"Ce n'est pas encore fini mais la bataille est derrière nous", a annoncé le Britannique de 33 ans. "Quand je pense à ma position il y a deux jours... Je rêve!"

Dans l'ultime ascension du Giro, Dumoulin a attaqué à Froome à plusieurs reprises. Mais le porteur du maillot rose a répliqué à chaque fois, sans jamais paraître en difficulté. "Respect", a commenté le Britannique. "Tom a été un rival féroce".

"J'ai donné tout ce que j'avais", a répondu Dumoulin. "J'ai essayé aujourd'hui avec les forces qui me restaient. Je peux dire que je suis très fier de ce que j'ai fait et de la façon dont l'équipe a travaillé. Je suis content que ce soit presque fini. J'arrive à la fin du Giro sans avoir de regrets, je n'ai rien à me reprocher. Bravo à Chris Froome qui méritait ce succès."

Pour marquer un peu plus sa supériorité, Froome a contré sèchement son rival avant de couper son effort. Il a tenu ensuite à sprinter sur la ligne pour assurer le maillot bleu qui désigne le lauréat du GP de la montagne.

La victoire d'étape est revenue à Nieve, qui s'est mêlé à l'échappée de 27 coureurs lancée dans la plaine avant de porter l'attaque décisive sur la partie la plus pentue du Saint-Pantaléon, à 32 kilomètres de l'arrivée. "Je n'aurais pas pu rêver d'un meilleur anniversaire", a déclaré le Basque, 34 ans ce samedi.

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