"Froome au Giro ? C'est un peu maladroit et difficile à expliquer au public"

Paul De Geyter et Chris Froome
Paul De Geyter et Chris Froome - © Belga Image - Team Sky

Ce vendredi s’élance la 101e édition du Tour d’Italie… depuis Jérusalem. Une course passionnante et particulièrement indécise. Nous avons contacté Paul De Geyter, manager général de Lotto-Soudal, avant le départ du Giro.

La sécurité à Jérusalem

"Il y a déjà pas mal de gens de l’équipe qui ont fait un petit tour au centre de Jérusalem. Il n’y a rien de particulier. Il y a autant de soldats qu’en Belgique pour l’instant. Donc je ne crois pas qu’on se sente mal à l’aise ici, au contraire. Je n’ai pas ressenti de peur chez mes coureurs. Ils ont le sourire, ils ne se tracassent pas. On pouvait lire certaines tensions dans la presse, on ne remarque rien de tout ça ici."

La présence de Chris Froome au Giro

"Il y aura des remarques au départ du prologue dans le peloton au sujet de Froome. Ce n’est pas l’idéal : quelqu’un qui a été testé positif, même si ce n’est pas grave grave, va maintenant essayer de gagner un grand tour. C’est un peu maladroit et difficile à expliquer au public. Ca fait un peu bizarre, je m’imagine mal aligner un de mes coureurs dans son cas au départ d’un grand tour. J’aurais difficile à expliquer ça à mes sponsors. S’il était condamné, ce serait encore pire. Même s’il ne l’est pas, ça fait un peu bizarre."

Le grand départ lointain

"Le Tour d’Italie a déjà connu des départs à Belfast ou à Groningen. D’un côté, ça donne un aspect international. D’autre part, ça fait un peu bizarre et ça complique un peu les choses. Géographiquement, je pense qu’on a petit à petit atteint les limites. Sauf si on va en faire un évènement de quatre semaines. Il y a le décalage horaire qui joue. Il faudrait alors deux ou trois jours de repos. Si on démarre de Washington, on doit ensuite prendre l’avion pour l’Italie. Ca devient un peu ridicule."

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