Une Belgique sans pression mais motivée pour les Mondiaux

Benoot, Wellens, Van Avermaet et Teuns, les coureurs belges protégés.
Benoot, Wellens, Van Avermaet et Teuns, les coureurs belges protégés. - © RTBF

Dans une ambiance étonnement décontractée, les quatre leaders de l'équipe belge se sont exprimés avant les championnats du monde élites de dimanche. Tiesj Benoot, Tim Wellens, Greg Van Avermaet et Dylan Teuns ont donné leurs impressions sur le parcours, les favoris et la tactique à adopter. Et justement à propos de cette tactique, difficile de tirer les vers du nez... Les coureurs belges répondent avec le sourire en coin. Les médias insistent... en vain.  

Greg VAN AVERMAET : "Prendre des risques pour gagner"

"Notre sélection est forte, on a peut-être moins de chance que les dernières années mais on reste motivé, on a de quoi faire un résultat. C'est un peu différent car on a moins de pression, on est plus tranquille, moins de stress", déclare Greg Van Avermaet. "Je ne peux pas me permettre d'attendre la dernière ascension. Je préfère attaquer plus tôt, je suis prêt à me lancer plus tôt et prendre des risques pour gagner. J'ai déjà fait quatre Top 10 dans ces Mondiaux, mais c'est tellement difficile de gagner cette course. Mon favori est Alaphilippe, il est très explosif. Il a gagné à San Sebastian et ce championnat du monde ressemble à la classique espagnole".   

 

Tim WELLENS : "Les coureurs vont quasiment marcher"

"C'est difficile de dire maintenant si je vais attendre la dernière bosse. On verra en fonction de la course. Les championnats du monde, c'est toujours spécial, incomparable", confie Tim Wellens. "En même temps, partir trop tôt, c'est peut-être se brûler et se tuer. Il y a beaucoup de coureurs à surveiller. Alaphilippe, Valverde, et n'oublions pas Nibali, Roglic et les Néerlandais. La clé de ces Mondiaux ? La meilleure défense, c'est l'attaque. On doit toujours avoir un Belge devant. On a quatre leaders, ça peut paraître beaucoup mais sur un tel parcours c'est nécessaire. Ça permet d'étendre les possibilités. Dans la dernière montée, vous allez voir, les coureurs ne vont plus grimper mais quasiment marcher. Ca va être spectaculaire."

Tiesj BENOOT : "30 secondes au pied de la bosse"

"L'objectif de l'équipe est de protéger au mieux les quatre leaders", explique Tiesj Benoot. "Je crois que la décision va se faire dans la dernière montée. Pour moi, une échappée doit avoir au minimum 30 secondes au pied de l'ultime bosse. Avec cet écart, c'est possible de passer au sommet avec les meilleurs. Les Français et les Espagnols vont sans doute essayer de contrôler la course. Chez nous, chacun va jouer sa carte, mais on ne va pas attendre à quatre la dernière montée. Il y a des gars qui iront dans l'échappée. Personnellement, après ma chute sur le Tour de France, je retrouve de bonnes jambes. Ça me donne confiance. Par rapport à la dernière côte, c'est vrai qu'elle est raide. Mais je m'attendais à plus difficile encore. C'est dix minutes de montée, on a vu bien pire sur la Vuelta. Je crois que ce sera tout de même trop difficile pour un Peter Sagan".

Dylan TEUNS : "La montée finale? Je m'attendais à pire"

Dylan Teuns apprécie le parcours des Mondiaux à Innsbruck. "Oui, il me convient bien. Et si les jambes suivent, je ne dois pas craindre cette ascension finale. Mon coup de pédale est mon arme, je dois l'utiliser. C'est bien sûr un parcours difficile. Je suis agréablement surpris par la montée finale, je m'attendais à pire. A la Vuelta, il y avait des montées encore plus raides. On ne peut pas comparer cette montée finale avec le Mur de Huy, mais plutôt avec certaines arrivées de la Vuelta.

"Sur le Tour d'Espagne, je suis passé plusieurs fois tout près de la victoire. Cela m'a donné confiance. Je suis heureux de cette montée, elle me convient. Je suis content d'avoir la Vuelta dans les jambes, surtout avec une telle ascension, car tu dois faire plusieurs fois des efforts intenses. Ce sera une course par élimination. Et après, ce sont les jambes qui feront la différence."

"Nous sommes forts dans la largeur, mais d'autres pays comme la France avec Alaphilippe et l'Espagne avec Valverde ont un grand favori dans leurs rangs. Si tu prends une liste élargie, nous sommes peut-être parmi les favoris, mais nous ne sommes pas les grands favoris."

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