Les Belges, déçus, n'ont pas pesé sur le Mondial

Les Belges, déçus, n'ont pas pesé sur le Mondial
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Le circuit d'Innsbruck était exigeant. Sans doute trop pour les Belges qui ne faisaient d'ailleurs pas partie des favoris. Pour espérer briller, les Wellens, Teuns et autres Van Avermaet devaient avoir des jambes de feu. Cela n'a pas été le cas.

Ben Hermans, qui devait remplir le rôle d'équipier, est le premier de nos compatriotes à avoir coupé la ligne en 23e position et perclus de crampes. "J'ai roulé à bloc pour Dylan avant la dernière montée. J'ai essayé de contrôler le groupe et éviter les échappées. Pour la dernière bosse, mes forces avaient disparu. J'avais des crampes partout. Est-ce que j'aurais pu mieux faire si je ne m'étais sacrifié ? Peut-être. Mais je ne pouvais pas dire au départ que j'allais être le meilleur belge. C'était une course super dur, pour les spécialistes des grands tours. Et on n'en a pas".

"Je n'ai pas connu mon meilleur jour. J'avais vraiment besoin de bonnes jambes pour jouer pour la victoire sur un parcours aussi dur. Je n'avais pas les jambes", a humblement reconnu Tim Wellens. "Je suis déçu. On avait une tactique mais on n'a pas sur l'appliquer. A cinq tours de la fin, on devait y aller à bloc avec Ben, Tiesj et Greg. Cela roulait tellement vite dans le peloton que c'était difficile d'anticiper."

Greg Van Avermaet, finalement 50e, est un des rares Belges qu'on a vu à l'avant de course. Il est sorti du peloton à 50 kilomètres de l'arrivée en compagnie de Damiano Caruso et Omar Fraile. "J'ai essayé d'anticiper. C'était la meilleure décision pour moi. Mais nous étions seulement trois et l'Espagnol ne roulait pas. C'est un peu dommage. J'étais à la limite dans la dernière côte. C'était une course vraiment dure. Et encore plus pour moi. Je n'avais pas les jambes pour gagner. Toute l'équipe a fait son maximum".

Dylan Teuns, qui avait été très bon à la Vuelta et qui aime les forts pourcentages, était le leader de la sélection. Il a été le dernier a accompagné les cadors. Avant de coincer, physiquement et mentalement. Il a terminé 29e. "Oui, je suis bien sûr déçu. En fait, j'ai roulé parfaitement jusqu'à un kilomètre et demi dans la dernière côte. Je suis resté très vigilant dans les deux derniers tours. J'ai roulé devant et je n'ai commis aucune erreur. Mon positionnement dans cette montée était parfait. Il y a eu une cassure derrière moi, mais à mi-chemin, je n'avais pas les jambes pour faire la différence dans l'ascension. Les Français ont accéléré très fort. Et mes jambes ont explosé. Il fallait s'accrocher. Je m'attendais à recevoir un coup et c'est arrivé. La montée finale était un monstre et j'étais vidé. J'ai aussi pris un coup au moral et ma course était finie", a expliqué Teuns.

Contrairement à d'autres, le Höll (l'Enfer) ne lui faisait pas peur. "C'est raide mais une telle montée me convient. J'ai vu des pires cols à la Vuelta", avait déclaré Teuns. "En effet, je l'ai dit. Lors de cette reconnaissance, j'ai bien roulé, mais un entraînement n'est pas une course. De plus, à la Vuelta, on affronte un col après 160 ou 180 kilomètres. Ici, nous en avions déjà 250 dans les jambes. C'est une grosse différence. J'ai peut-être fait une petite erreur en choisissant le développement de mon vélo. J'aurais mieux fait de mettre une dent de moins. Cela avait marché à l'entraînement mais pas en course. Valverde est un champion du monde qui honorera son maillot. Il a 38 ans, alors j'ai le temps", a conclu Teuns.

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