Julian Alaphilippe sacré champion du monde à Imola, Wout Van Aert prend encore la médaille d'argent

Ce dimanche, c’est la 87e édition des Championnats du monde de cyclisme à Imola. Sur un parcours de 258,2 km, très exigeant, Julian Alaphilippe s'est imposé. Il a réussi le tour de lâcher tous ses concurrents dans la dernière bosse du circuit d'Imola. Van Aert, piégé malgré une superbe tactique de l'équipe belge, n'a plus jamais su revenir et a réglé le sprint des poursuivants : il termine à nouveau vice-champion du monde.

Un premier tour à un rythme très calme

Le peloton s’est élancé à 9h40 sur le circuit autour d’Imola. Rapidement, un groupe de sept coureurs s’est échappé. L’Allemand Koch, le Norvégien Traeen, l’Autrichien Friedrich, le Kazakhe Fominykh, le Japonais Arashiro, le Roumain Grosu et le Mexicain Castillo Soto sont les fuyards. La Suisse prend la tête du peloton pour chasser gentiment une échappée qui prend voit son avance grimper au-delà des six minutes. Le peloton boucle un premier tour en moins de cinquante minutes, laissant les spectateurs admirer la splendeur de ce parcours dans la région d’Emilie-Romagne, avec une bosse de moins de deux kilomètres où la pente moyenne s’élève à 8% avant de rejoindre le célèbre circuit Autodromo Enzo e Dino Ferrari qui mène vers la fin du circuit du jour.

Les tours de circuit s'enchaînent alors que l'écart se stabilisent entre cinq et six minutes. L'Autrichien Friedrich est repris à quatre tours de l'arrivée. Dans le peloton, les relais se partagent entre la formation suisse, la formation slovène et la danoise. Les Belges restent bien placés à l'avant du peloton sans jamais pour autant prendre l'initiative, ce qui correspond aux volontés du sélectionneur Rik Verbrugghe.

A moins de 100km de l'arrivée, le tempo du peloton s'accélère pour mettre la pression sur les fuyards, qui coincent les uns après les autres. La France prend l'initiative à 70km de l'arrivée, créant déjà un petit écrémage dans le peloton. Sous l'impulsion de Quentin Pacher et Nans Péters, les Bleus veulent fatiguer les adversaires. Pogacar, victime d'un ennui mécanique, a perdu du temps et doit revenir en solo.

Les Belges prennent l'initiative et répondent aux Français

Une fois arrivé le cap des 200km de course, l'équipe belge se dévoile. Pieter Serry prend la tête du peloton et continue le travail entamé par les Français quelques kilomètres plus tôt. Wout Van Aert, en bonne position, attend son heure, et il est marqué de près par les autres favoris du jour. Pogacar, pas refroidi par ses ennuis mécaniques, attaque à 40km de l'arrivée et oblige le peloton à une réaction. L'écart entre le vainqueur du Tour et ses poursuivants grimpe jusqu'à 30 secondes.

L'attaque d'Alaf

Alaphilippe lance une attaque dévastatrice dans la dernière ascension. Van Aert ne parvient pas à passer, les poursuivants doivent s'entendre pour espérer revoir le Français. Méfiants par rapport à Van Aert, les Fuglsang, Hirschi, Kwiatkowski et Roglic n'ont jamais pu aider le Belge à revenir sur Alaphilippe. Le Français remporte un magnifique titre de champion du monde, au panache.

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