"En début d’année, on ne pensait pas que Gilbert et Van Avermaet seraient absents de la sélection"

L’annonce de la sélection belge pour les championnats du monde de cyclisme de Louvain a fait grand bruit ce lundi. Parmi les huit coureurs sélectionnés par Sven Vanthourenhout, pas de trace de Philippe Gilbert ou de Greg Van Avermaet, deux champions qui ont beaucoup donné pour les couleurs noir-jaune-rouge.

Gilbert n’a d’ailleurs pas tardé à réagir publiquement, affichant clairement sa déception. Du côté de la Fédération, on ne cache pas un certain malaise mais on soutient pleinement la décision du sélectionneur.

"C’était difficile pour Sven de faire une sélection. C’est un travail de plusieurs mois. Ce n’est pas facile de trancher quand on a des coureurs pour faire deux équipes", a affirmé le directeur technique de Belgian Cycling Frédéric Broché.

"C’est dommage pour ces coureurs mais il faut faire un choix. C’est comme ça", a-t-il ajouté.


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L’absence de Gilbert et Van Avermaet n’était pourtant pas vraiment dans les plans du sélectionneur ni de la fédération. "En début d’année, on ne pensait pas qu’ils seraient absents de la sélection. Malheureusement, ils n’ont pas été à leur meilleur niveau cette année", a constaté Broché.

On ne peut pas regarder la provenance des coureurs quand on les sélectionne

En répondant à une question de Samuel Grulois – avant même la sortie médiatique de Philippe Gilbert – Broché a répliqué indirectement au Remoucastrien, contrarié par l’absence de coureurs Lotto dans la sélection (NDLR : pas de Wellens ni de Van der Sande).

"Lotto est une grande équipe et aussi un sponsor très important pour nous. Mais pour sélectionner des coureurs, on ne peut pas regarder la provenance. Quand on veut avoir l’équipe la plus forte, on doit regarder aux coureurs, pas aux équipes. Et puis, il y a des coureurs de Lotto dans nos sélections mais pas chez les Elites messieurs."

A trois semaines du grand évènement, on a déjà eu l’opportunité de parler 'tactique' avec le directeur technique de la fédération. Avec Wout van Aert dans les rangs belges, difficile d’imaginer une équipe passive.

"Je pense que c’est naïf de penser qu’on ne doit rien faire et attendre que les autres travaillent. Ce ne sera pas possible. On devra prendre nos responsabilités mais pas seuls ! La Slovènie, la France, les Pays-Bas, l’Italie, etc. doivent aussi prendre les choses en main. De notre côté, il ne faudra pas non plus être trop naïf et rouler dès le premier kilomètre."

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