A 38 ans, Valverde décroche enfin l'arc-en ciel, le couronnement de sa carrière

Alejandro Valverde s'est imposé à Innsbruck et a remporté le premier titre mondial de sa carrière. L'Espagnol a réglé au sprint un petit groupe de quatre et a devancé le Français Romain Bardet, la Canadien Michael Woods et le Néerlandais Tom Dumoulin. Ben Hermans se classe 23e et premier belge.

A 38 ans, c'est la victoire de la persévérance pour El Imbatido. Avant de lever les bras dans le Tyrol, l'Espagnol avait collectionné les places d'honneur : 6 podiums et 3 top 10 en 11 participations.

Ce Mondial, présenté comme l'un des plus exigeants de l'histoire, faisait peur. Mais sans doute pas autant que le terrible Höttinger Höll, dernière ascension du jour avec son passage à 28%. L'appréhension a, comme prévu, bloqué la course et on a assisté à un écrémage par l'arrière. Tiesj Benoot et Serge Pauwels ont été les premières victimes belges. D'autres grands noms ont rapidement compris qu'ils ne joueraient aucun rôle. Simon Yates, Michal Kwiatkowski, Vincenzo Nibali, Dan Martin sont de ceux-là. Peter Sagan, triple tenant du titre, a abandonné sa couronne sur un parcours qui ne lui convenait pas.

L'échappée matinale reprise, Michael Valgren a tenté d'anticiper. Il s'est présenté au pied de "L'Enfer" avec une vingtaine de seconde d'avance. La France, avec le trio Pinot-Bardet-Alaphilippe, fait le tempo et semble en position de force. Le coureur de la FDJ se sacrifie, le maillot a pois coince et seul Bardet parvient à suivre le rythme des meilleurs. A sommet, ils sont encore trois : Bardet, Valverde et le surprenant Woods, vainqueur d'étape sur la dernière Vuelta. Dans la descente Tom Dumoulin, fait parler ses qualités de rouleur pour rentrer. 

Valverde sait qu'il tient la chance de sa vie. Il assume son rôle de favori et ne laisse le soin à personne de lancer le sprint. Il impose sa pointe de vitesse et explose de joie au cœur d'Innsbruck. Enfin, il tient son titre mondial. Un sacre qui couronne une saison fantastique (14 succès) et surtout la carrière du Murcian. Ses larmes ne trompent pas.

Il est le sixième espagnol à inscrire son nom au palmarès du championnat du Monde après Abraham Olano (1995), Oscar Freire (1999, 2001 et 2004) et Igor Astarloa (2003).

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