Vie monacale, souci du détail, aérodynamisme et grain de folie, les secrets de Campenaerts

Vie monacale, souci du détail, aérodynamisme et grain de folie, les secrets du record de Campenaerts
Vie monacale, souci du détail, aérodynamisme et grain de folie, les secrets du record de Campenaerts - © Tous droits réservés

Victor Campaenaerts a effacé Bradley Wiggins des tablettes et s'est approprié le record de l'heure. Il est devenu le premier coureur à passer la barrière des 55 kilomètres - 55,089 pour être précis - depuis l'instauration du nouveau règlement par l'UCI en 2014. 

Ce mercredi sur la Grote Markt de Louvain, sa performance phénoménale était sur toutes les lèvres. Pour percer le secret de sa réussite, nous avons tendu notre micro à Tim Wellens, Maxime Monfort, deux de ses équipiers, et Rik Vebrugghe.

"On savait que c’était possible. On avait confiance mais on ne savait pas qu’il allait faire aussi bien. Une moyenne de plus de 55km/h, c’est impressionnant. On est vraiment fier de lui", souligne le vainqueur de la dernière Flèche brabançonne. "Quand on voit le palmarès, c'est magnifique. C'est une belle récompense pour son travail et celui de son staff", renchérit Verbrugghe.

"Quand on s’attaque à un tel record, on pense qu’on a des chances de réussir. C’était son cas forcément. Ça reste un effort incroyable mais je pense qu’il était assez sûr de son coup quand même", complète Monfort, ancien champion de Belgique du chrono.

Vocsnor avait les qualités pour relever son défi, il a aussi mis toutes les chances de son côté au cours d'une préparation méticuleuse. "Il a tellement fait attention aux détails : l’équipement, le vélo et toutes des choses qu’on ne voit pas comme par exemple des roulements et des boyaux spéciaux. A la fin, cela fait une grosse différence", analyse Wellens.

"Il est très professionnel", complète son équipier nadrinois. "On a tous des vies monacales mais lui il est au-dessus de la mêlée. C’est ce qui fait la différence pour un record comme ça. Il est un petit peu fou, il ne néglige absolument rien. Déjà au stage de décembre, en période de reprise, il se réveillait une heure avant tout le monde pour faire de la gym ou de la natation. Tous des détails qui paient. Il est vraiment au sommet du cyclisme mondial".

Campenaerts est un "moteur" comme on dit dans le milieu. Mais "Victor ce n’est pas le coureur le plus puissant du monde", avance Wellens. Une de ses grandes forces, c'est son aérodynamisme. "Il a des facultés de souplesse qui lui permettent d’être extrêmement aérodynamique sur le vélo. Et dans cette position, il arrive à produire pas mal de watts et c’est aussi un paramètre important", ajoute Monfort.

Ses équipiers sont admiratifs. Le double champion d'Europe du contre-la-montre s'est vraiment focalisé sur sa tentative pendant des mois. "Il a fait toute cette préparation pour une course, pour une heure. S’il avait eu un mauvais jour ou un problème, c’était fini. Il a donc pris beaucoup de risques. Mais le résultat est tellement beau que cela vaut la peine", se réjouit Wellens.


Wellens et Monfort estiment que "Monsieur tout le monde" ne serait en mesure de le suivre bien longtemps. A peine quelques mètres. Même pour eux, cyclistes professionnels, ce n'est pas toujours évident de rester dans sa roue. "Quand on fait un contre-la-montre par équipes, je n’aime pas rouler derrière lui. Il est tellement aérodynamique et petit qu’on sent tout le vent et que c’est difficile de le suivre", concède Wellens.

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