van der Poel, favori de Milan - Sanremo même si : "ce n’est pas mon genre de courses"

Mathieu van der Poel a convié la presse à 48h de Milan Sanremo. Le Néerlandais, pointé comme favori de cette édition 2021, a réalisé un début de saison prodigieux assorti de victoires tonitruantes. S’il venait à l’emporter, le samedi 20 mars, sa victoire aurait lieu 60 ans exactement après la victoire de son grand-père, Raymond Poulidor, sur la Via Roma. "Ce serait une chouette histoire à raconter. J’avais vu cette information sur les réseaux sociaux mais ça n’ajoutera pas une émotion supplémentaire : Ce serait déjà assez immense de gagner Sanremo comme ça."

Les regards sont braqués vers le récent vainqueur des Strade Bianche, encore auteur d’un coup de force prodigieux sur les routes de Tirreno-Adriatico. "Ce serait chouette de gagner Sanremo. Van Aert a l’avantage d’avoir déjà gagné une fois, pour lui ce sera plus facile. Mais ce sera une nouvelle course. Normalement, le plus fort s’impose toujours là-bas. Est-ce que c’est la plus dure à gagner ? C’est l’une des plus difficiles, il n’y a pas beaucoup d’endroits où forcer la course. Il faut faire la différence dans le Poggio. Le Poggio, c’est difficile d’y faire un gros écart. Après 300 kilomètres, celui qui gagne le sprint est le plus fort."

 


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Le souvenir de 2020

La saison dernière, MVDP avait échoué à la 13e place, dans le peloton de sprinteurs qui s’était lancé derrière le duo Van Aert et Alaphilippe. Il a tiré les leçons de cet échec. "Je n’étais pas assez bon pour y aller avec Van Aert et Alaphilippe. Je n’étais pas assez bon pour faire le bond quand ils sont partis", dit celui qui pointe également Michael Matthews parmi les favoris, vu ses prestations à Paris-Nice.

Le Néerlandais ne se cache pas et assume tout de même son statut de favori : tout autre chose qu’une victoire sera certainement une déception pour lui. "J’ai déjà été dans cette situation. J’essaie juste de gagner la course et si pas, j’aurai d’autres occasions. Il y a des courses que je ne gagnerai jamais. Il faut rester honnête. La probabilité de perdre une course est toujours plus grande que celle de gagner."

Une course… dont il ne raffole pas spécialement. "Pendant les 150 premiers kilomètres, il faut veiller à ne pas s’endormir. Ce n’est pas mon genre de courses. C’est une course vraiment fermée. Pour passer le temps, je regarde autour de moi et je parle avec des autres coureurs. Ça dure très longtemps avant qu’on commence la course. C’est un exercice particulier de rouler 300km, donc on doit s’adapter". Pour lui qui aime faire exploser les pelotons et les stratégies aux moindres occasions, ce sera indéniablement une course contre-nature. Avec plus de sept heures passées sur le vélo lors de l’édition 2020, Milan San Remo reste un exercice d’usure.

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