Van Avermaet : "J'ai manqué d'agressivité dans le sprint"

Greg Van Avermaet
Greg Van Avermaet - © YUZURU SUNADA - BELGA

A nouveau déçu, le champion olympique Greg Van Avermaet (CCC Team), deuxième mardi de la quatrième étape du Tour d'Oman cycliste (2.HC), la plus courte de l'épreuve (131 kilomètres), après avoir fini troisième la veille. Il estimait en arrivant à Oman qu'il avait trois chances d'enlever une étape, les quatre premiers jours, mais a été les trois fois devancé par Lutsenko ou Colbrelli.

"Nous étions pourtant la seule équipe qui avait un plan aujourd'hui. On a vraiment tout fait pour l'emporter, tout essayé, ça été très dur. Cela aurait été super si on avait réussi à aller au bout", a expliqué notre compatriote, désormais 2e au général à 14 secondes de Lutsenko. "C'est râlant..."

"Il fallait quelqu'un de l'équipe devant, et ce fut Nathan (Van Hooydonck, ndlr). On a même cru que cette échappée allait tenir jusqu'à l'arrivée. Il fallait aussi imposer un haut tempo dans les montées pour faire lâcher prise aux sprinters. Une opération dont la réussite n'a été que partielle. Certains, dont Colbrelli, se sont en effet accrochés..."

L'Italien, qui a remporté sa première victoire de la saison, était lui radieux.

"Bahrain Merida et CCC ont vraiment bien travaillé. J'ai lancé le sprint et j'ai vraiment été chanceux. L'étape a été très dure. Mais cette victoire est importante, car c'est la première pour mon équipe. Et à titre personnel, cela m'apporte de la confiance en vue des classiques"

"On avait tout prévu, tout planifié, et pourtant on a perdu", pestait encore Van Avermaet. "J'ai manqué d'agressivité et même de jugement dans le sprint. J'ai laissé un trou en espérant que quelqu'un d'autre allait le combler, alors que c'est moi qui aurais dû m'en charger. Colbrelli a lui plongé vers la ligne comme un vrai sprinter, et m'a piégé en me débordant. Désormais mes chances de victoire sont bien minces, même si je compte m'accrocher demain (mercredi, ndlr) dans cette Montagne verte (Green Mountain). Mais bon, je ne me fais pas trop d'illusions car cette montée est interminable. Je ferai de mon mieux car il n'y a pas tellement de réels grimpeurs. Je vais me tester sans trop m'occuper du classement général..."

Quant à Van Hooydonck, repris par la meute à quelques hectomètres de l'arrivée, il se montrait philosophe. "Dommage, mais c'est la course", déplorait-il en effet. "On a fait ce qu'on a pu. J'y croyais vraiment et me sentais très nerveux. C'était en effet la première fois que j'étais aussi près d'une victoire. Mais il y aura d'autres occasions comme celle là lors des prochaines semaines..."

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