Un Victor Campenaerts impérial s'empare du record de l'heure (55,089 km)

Victor Campenaerts (Lotto-Soudal) a réussi son pari. Le double champion d'Europe du chrono s'est approprié le record de l'heure que le Britannique Bradley Wiggins (54,526 km) détenait depuis 2015. Il a fixé la nouvelle référence à 55,089 kilomètres sur la piste d'Aguascalientes au Mexique.

L'Anversois est le quatrième Belge à inscrire son nom au palmarès de cette épreuve prestigieuse après Oscar Van den Eynde (1897), Ferdinand Bracke (1967) et Eddy Merckx (1972).

Depuis que l'idée a germé dans son esprit en août dernier, Vocsnor a focalisé toute son énergie sur cet objectif. Il a lancé sa préparation à Lanzarote, a bossé pendant deux mois en altitude en Namibie avant de prendre la direction du Mexique. Sa seule incursion dans le peloton - à Tirreno-Adriatico - a validé tout le travail accompli. A la clé, une victoire sur le chrono, sa première en World Tour.

Méticuleux à l'extrême, Campenaerts n'a laissé aucune place au hasard. Vélo sur mesure choix du braquet (60x14 pour les spécialistes), récupération, alimentation, l'absence de public, tout a été pensé dans les moindres détails. Jusqu'à étudier l'influence de sa ... moustache sur son aérodynamisme. Les derniers tests se sont déroulés sans accro.

Le Jour J à l'Heure H, tous les voyants sont au vert. Campenaerts monte en piste confiant et convaincu qu'il peut relever le challenge. Il entre calmement dans sa routine. Victor s'élance et se cale sur les prolongateurs. La tablette de Kevin De Weert affiche les chronos entre 16"1-16"2 secondes. Le médaillé de bronze des derniers mondiaux de contre-la-montre enchaîne les tours à la manière d'un métronome. Après 8 kilomètres et 250 mètres, sa moyenne est pour la première fois supérieure aux fameux 54,526 km/h de Sir Wiggo.

L'impressionnant silence qui habite le Velodromo Bicentenario est uniquement brisé toutes les cinq minutes par une voix sourde. Campenaerts continue. Imperturbable. Après 20 kilomètres, il possède 11 seconde d'avance sur Wiggins. A la moitié de son défi, il creuse encore l'écart avec 16 secondes de mieux que le vainqueur du Tour 2012. Sa moyenne grimpe jusqu'à 55,158 km/h à un peu moins de 25 minutes de la fin. 

Le coup de pédale reste fluide même si l'effort commence à peser dans les jambes de notre compatriote. Le tempo faiblit très légèrement. Sans jamais menacer les rêves de record de Victor. Les encouragements de Weert se font plus fréquents. Campenaerts trouve encore la force d'accélérer dans les dernières minutes. Il termine au-dessus de la barre de 55 kilomètres. Il est le premier à franchir ce cap depuis l'instauration des nouvelles règles par l'UCI en 2014.

Les derniers préparatifs avant la tentative

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