Un jour, un maillot jaune : Laurent Fignon, la défaite en horreur

En 106 éditions, 288 coureurs ont porté le prestigieux maillot jaune du Tour de France. Chaque jour découvrez l’histoire d’un de ces leaders – éphémères ou non – de la Grande Boucle. Place à Laurent Fignon, vainqueur du Tour en 1983 et 1984 et qui a laissé échapper une 3e victoire à Paris pour 8 secondes en 1989.

Cyril Guimard, son ancien directeur sportif, nous parle d' "Il Professore".

"Sans son problème de tendinite, il est incontestable qu'il serait aujourd'hui celui qui aurait - avec Anquetil et Hinault - le plus grand palmarès de tous les temps. Laurent Fignon fait partie de ces coureurs qui ont gagné leur premier tour à 23 ans. Quand on réalise ce type d'exploit, on n'est pas dans la cours des très grands, on est dans la cours des supers grands".

"Sa force, c'est avoir horreur de la défaite. Une défaite, c'est remettre en cause le pouvoir. C'est une blessure au niveau de son ego. Fignon était une jambe au-dessus de tout le monde dans le Tour 1984. En plus il bat Bernard Hinault qui est l'idole. Il ne cherchait pas la popularité. La reconnaissance oui mais la popularité non. C'est un homme qui est jaloux de sa liberté et qui fera tout pour la protéger, quitte à être antipathique ou désagréable. Mais on ne touche pas à son intimité."

Au delà de ces deux victoires sur le Tour, Fignon est connu pour une défaite cruelle. Quand en 1989, il perd la Grand Boucle le dernier jour face à Greg Lemond. "8 secondes. Pour moi, il ne s'est jamais remis".

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