Un an après, la Pologne n'a pas oublié Lambrecht

Alors que ce mercredi débute le 77e Tour de Pologne, qui sera couru à partir dans des conditions strictes de restriction en raison du coronavirus, personne n’a oublié Bjorg Lambrecht, décédé le 5 août 2019. Une bougie électrique est d’ailleurs allumée en permanence sur les lieux du désastre avec au dos de celle-ci, le numéro 143. Numéro qui n’est plus attribué au Tour de Pologne.

Des hommages qui viennent de partout

Il n’y a pas qu’en Pologne qu’on n’a pas oublié Bjorg. Twitter et Instagram regorgent d’ailleurs de nombreux témoignages au coureur belge, notamment Marc Sergeant ou encore le dernier vainqueur du Tour de France, Egan Bernal. Voici un petit aperçu des nombreux témoignages.

La passe de quatre pour Remco, avant de rendre hommage à son ami

Il y en a un aussi un peu spécial. Remco Evenepoel est l’un des favoris pour la victoire finale. Et le prodige belge a d’ailleurs promis qu’en cas de victoire, il fera un hommage spécial à Lambrecht, comme il l’a évoqué dans la DH : "Si je gagne, je ferai un truc spécial pour Bjorg. Je ne vais pas dire quoi, sinon ce ne sera plus spécial. Mais c’est en tête…"

Au-delà de la commémoration, l’attraction majeure de ce tour, c’est la présence du prodige Evenepoel, vainqueur cette année de ses premières courses par étapes. Le plus fort déjà en début d’année au Tour de San Juan (Argentine) et au Tour d’Algarve (Portugal), Evenepoel a imposé sa domination dans sa course de reprise, la semaine passée, à l’occasion du Tour de Burgos (Espagne).

A 20 ans, le Belge de l’équipe Deceuninck est devenu le coureur à battre bien que l’épreuve polonaise, classée WorldTour, ne comporte pas de contre-la-montre dans ses cinq étapes tracées dans le sud du pays, entre Chorzow et Cracovie.

Mais avant la victoire, il faudra déjà dompter ses adversaires qui seront nombreux. Sur la ligne de départ, Evenepoel retrouvera l’Equatorien Richard Carapaz (Ineos), vainqueur du dernier Giro mais dominé à Burgos, le Danois Jakob Fuglsang (Astana) et l’Allemand Maximilian Schachmann (Bora), très en vue samedi dernier aux Strade Bianche, le Britannique Simon Yates (Michelton) et le Belge Tim Wellens (Lotto), vainqueur de l’épreuve voici quatre ans.

"Les coureurs ont soif de courir après une longue pause", s’est félicité l’organisateur Czeslaw Lang auprès de l’agence PAP. "Beaucoup d’entre eux n’ont pas encore signé de contrat pour la saison prochaine et veulent à tout prix se montrer".

Le protocole sanitaire prévoit des tests et une "bulle" pour les coureurs qui seront isolés de l’extérieur, avec leurs équipes, pendant la durée de l’épreuve. Les mêmes conditions s’appliqueront aux organisateurs, commissaires, sponsors et journalistes, dont le nombre a été considérablement réduit.

Les cérémonies de départ et d’arrivée seront limitées à leur strict nécessaire, sans présentation des coureurs, hôtesses, animations et écrans géants. Après l’arrivée, les coureurs se dirigeront directement vers leur bus, seuls les lauréats resteront pour les médailles.

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