Saugrain sur le succès de Thomas: "Le secret est dans la gestion du poids"

Un double champion olympique de poursuite sur piste (2008 et 2012) vainqueur du Critérium du Dauphiné. Cela peut surprendre surtout au vu du parcours fortement montagneux proposé par les organisateurs cette saison. Pourtant Geraint Thomas a géré d'une main de maître la course a étapes française en résistant aux attaques des autres prétendants à la victoire.

Face à la perplexité de certains spectateurs, qui se sont notamment interrogés sur les réseaux sociaux, une explication s'impose.

Notre consultant, Cyril Saugrain nous a livré son point de vue sur l'évolution du coureur britannique. "La réaction peut être légitime. On n’a pas toutes les cartes en main pour donner un jugement. On ne connaît pas exactement le programme et la préparation que peuvent suivre ces coureurs" , a-t-il débuté.

"Quand on analyse la carrière de Geraint Thomas, on se rend compte que quand il est arrivé sur route, il était bien plus lourd. Il est alors passé dans un processus où l’on cherche à perdre du poids car on est sur un rapport poids-puissance en montée et pas sur un rapport de puissance développée. Le fait de s’affûter et de s’affûter de la bonne manière fait la différence. Le secret est là, dans la gestion du poids, pour avoir le meilleur rapport poids-puissance possible", a expliqué Saugrain.

Le cas de Thomas rappelle curieusement celui de Bradley Wiggins, vainqueur du Tour de France 2012 (aussi avec Sky) et aussi pluri-victorieux sur piste (ndlr: ils ont été champions olympiques de poursuite par équipe ensemble en 2008).

"On a un profil de coureur quasi identique. Thomas a eu un passage un peu plus tourné vers les classiques en début de carrière puis il s’et révélé en allant gagner Paris-Nice (2016)."

À 32 ans, Thomas pourrait-il remporter le Tour de France s'il héritera du statut de leader chez Sky en cas de souci lié à l'affaire Froome? Pour Cyril Saugrain, c'est non. 

"Sur ce que j’ai vu. Je ne pense pas qu’il puisse gagner le Tour. On va avoir des brèches avec Thomas que l’on a pas avec Froome qui est plus à même de répondre à des à-coups. Il pourrait s’effondrer à un moment ou un autre sur une ascension. C'est un coureur qui monte assis et qui pousse gros. S’il a la moindre faiblesse, il sera en difficulté."

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