Réduction du nombre de jours de course sur les grandes épreuves, où en est-on ?

Image d'illustration
Image d'illustration - © Martine Lainé

Dans une interview accordée au journal italien La Stampa, le président de l'UCI David Lappartient déclarait être favorable à une discussion sur la réduction du nombre de jours sur le Tour d'Italie et le Tour d'Espagne.

Présents à Apeldoorn aux Pays-Bas lors du Championnat du Monde sur piste, David Lappartient et Tom Van Damme, le président de la Commission route de l'UCI ont donné leur point de vue sur le sujet. "En aucun cas, nous forcerons un organisateur à raccourcir son épreuve", prévient David Lappartient.

Passer de 21 à 16 étapes sur les Grands Tours

L'idée du Français est d'enlever six jours au Giro et à la Vuelta, passant de 23 journées (21 étapes et deux jours de repos) répartis sur 4 week-ends à 17 jours (16 étapes et 1 jour de repos) et 3 week-ends.

"Avec un Grand Départ un vendredi, nous aurions plus qu'une journée de repos. Ce ne serait pas une réduction significative. De nos jours, vu le niveau d'exigence des épreuves, faire deux Grands Tours au plus haut niveau n'est pas facile. Or, si un est plus court, cela peut favoriser le fait que des coureurs doublent les Grands Tours. C'est là que je vois un gain pour les organisateurs", analyse David Lappartient.

La Vuelta, le troisième Grand Tour

Le président de Belgian Cycling Tom Van Damme aimerait entamer le processus de raccourcissement sur le Tour d'Espagne qu'il considère un cran en-dessous des deux autres.

"C'est évident que la Grande Boucle est la plus grande épreuve au monde mais il ne faut pas oublier l'histoire du Giro qui est plus grande que celle de la Vuelta. Si les organisateurs du Tour d'Espagne sont honnêtes, ils le reconnaîtront."

Calendrier World Tour déséquilibré

Une diminution du nombre de jours sur les Grands Tours allégerait un calendrier World Tour surchargé voire déséquilibré. "Les points d'orgue de la saison restent les cinq monuments et les trois Grands Tours. Servons-nous des racines européennes pour développer le cyclisme au niveau mondial. Nous avons ouvert les portes à d'autres courses magnifiques comme le Tour Down Under, le Tour de Californie, le Grand Prix du Québec, le Tour du Quangxi et il y a des belles épreuves partout. Cependant, nous nous retrouvons avec des embouteillages au calendrier. Avoir trois épreuves World Tour le dimanche qui suit le Tour de France, la Prudential Ride London, la Clasica San Sebastian et le Tour de Pologne, est-ce bien sérieux ? C'est comme si nous avions trois finales du Grand Chlem en tennis au même moment", compare David Lappartient.

"Au mois de février, on n'a pas grand chose", soutient David Lappartient conforté par son collègue Tom Van Damme. "Ce serait l'idéal d'avoir le Tour de Turquie en février car il n'y a pas beaucoup de courses World Tour à ce moment-là. En octobre, les courses sont fatigués. Le calendrier s'étend de janvier à fin octobre. Si on retire déjà un ou deux jours sur les épreuves d'une semaine, on pourrait déjà gagner pas mal de journées également."

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK