Quel nom et quel visage pour Quick Step Floors en 2019 ?

Quel nom et quel visage pour Quick Step Floors en 2019 ?
Quel nom et quel visage pour Quick Step Floors en 2019 ? - © BERND THISSEN - AFP

67 succès et la saison n'est pas encore terminée. Le boulier compteur des victoires de Quick Step Floors continue son activité frénétique. La formation de Patrick Lefevere sera à nouveau l'équipe la plus prolifique du peloton. Et pourtant, le manager cherche toujours un sponsor principal et voit encore des coureurs s'envoler vers d'autres cieux à l'intersaison. A l'image du prometteur Maximilian Schachmann qui a signé chez Bora-Hansgrohe.

Sur les 28 coureurs sous contrat, six quitteront la "meute" cet hiver. Niki Terpstra est le plus emblématique d'entre-eux. Le Néerlandais était présent depuis 8 ans et a remporté 17 de ses 22 victoires pros avec les Bleus. Parmi eux, le Tour des Flandres, le GP de l'E3 (2018) et deux fois A Travers la Flandre (2012 et 2014). "Une raison d'argent", a résumé le boss de QS.

Cinq départs, Evenpoel seule arrivée

Lefevere s'est habitué aux départs de certains cadres. En 2017, Dan Martin, Marcel Kittel, Matteo Trentin se sont ajoutés à une liste qui comprenait déjà Mark Cavendish, Tony Martin ou Michal Kwiatkowski

Les déménagements de Maximilian Schachmann (24), Rémi Cavagna (23), Laurens De Plus (23) sont peut-être plus inquiétants. L'Allemand et le Français ont été biberonné chez Klein-Constantina, l'ex-couveuse de Quick Step, avant de passer chez les pros. Ils ont prouvé leur valeur. Max a accroché des bouquets au Giro et à la Vuelta. Le rouleur de Clermont-Ferrand s'est lui imposé à la Museeuw Classic. De Plus, 8e du Tour de Californie, est un des espoirs belges sur les courses à étapes. Peter Vakoc et Eros Capecchi sont les autres partants.

Partick Lefevere a toujours su se retourner et dénicher des coureurs capables de se fondre rapidement dans le collectif et surtout de gagner (Hodeg, Jakobsen, Viviani, ...). Mais là, c'est le calme plat du côté des arrivées. Quick Step a réussi à attirer le très convoité Remco Evenpoel. Un énorme talent mais qui doit encore grandir. L'avenir nous dira si c'était un coup de maître.

Un effectif à compléter, un sponsor à trouver

Il y a donc encore des places à prendre dans le rooster 2019. L'incertitude qui entoure l'avenir de l'équipe ne favorise pas Quick Step au moment de négocier. La firme belge souhait prendre un peu de recul et diminuer son investissement. Avec Maes 0,0%, le Flandrien a déniché un nouveau partenaire et a bouclé son budget 2019. Il est malgré tout toujours en quête d'un sponsor principal susceptible de donner son nom à la formation. Pour l'instant, il n'a pas encore trouvé la perle rare. Une situation qui se reproduit régulièrement ces dernières années. Fin août, il évoquait même la possibilité de nommer l'équipe "Wolfpack-Quick Step", en référence à sa devise, sa philosophie.

Les caisses ne sont pas vides mais les Bleus ne roulent pas sur l'or et pas question de faire des folies. Les départs laissent de la marge. Et l'éclosion d'Enric Mas, 2e de la dernière Vuelta, mériterait sans doute un recrutement ciblé pour l'épauler. "Mes ambitions sont déterminées par mon budget. Et ce budget est de plus en plus réduit. Je connais assez les prix du marché (...). Je ne peux et ne veux pas débourser ces sommes-là", a expliqué Lefevere à Het Laatste Nieuws. Plus le temps s'écoule, plus les options diminuent.

Sur le long terme, la situation est encore plus délicate. Uniquement cinq coureurs (Asgreen, Evenpoel, Jungels, Lampaert, Narvaez) sont encore sous contrat pour la saison 2020. A titre de comparaison, ils sont 8 dans le cas chez Sky et 14 chez Lotto-Soudal.

Lefevere va devoir encore faire appel à son imagination et son ingéniosité pour bâtir son équipe. Il n'est pas du genre à paniquer et le passé lui donne raison. On se posait (presque) les mêmes questions il y a un an et Quick Step a réalisé la meilleure saison de son histoire. Le miracle peut-il se reproduire ?

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