Plus de 1000 personnes ont dit un adieu émouvant à "Jim" Duquennoy

Jimmy Duquennoy
Jimmy Duquennoy - © ERIC CORNU - BELGA

Rumillies, dans l’entité de Tournai. C’est une belle matinée d’automne. Après une nuit pluvieuse, le soleil montre enfin le bout de son nez. Balayées par un vent du sud assez soutenu, les feuilles des arbres bordant le cimetière tombent une à une sur les plaques de béton de la Rue Beauregard où se trouve la petite église Sainte-Marie-Madeleine. Ce matin, ce sont les funérailles de Jimmy Duquennoy. Et de mémoire locale, on a rarement vu autant de monde pour un enterrement dans le village. L’église est évidemment trop petite pour accueillir toutes les personnes voulant rendre un dernier hommage au jeune coureur cycliste décédé vendredi dernier d’une crise cardiaque à seulement 23 ans. 1000 personnes, sans doute un peu plus même. Autant à l’intérieur de l’édifice qu’à l’extérieur. Deux heures de cérémonie dans un silence extrêmement respectueux. Des baffles ont d’ailleurs été installés sur le parvis pour que tout le monde puisse suivre la cérémonie dans de bonnes conditions.

On reconnaît ça et là des équipiers de Jimmy comme les frères Ludwig et Gordon De Winter, Franklin Six ou Kevin Ista, des membres du staff de son équipe Wallonie Bruxelles-Aqua Protect-Veranclassic comme Christophe Brandt, Thierry Marichal, Jean-Denis Vandenbroucke, Christophe Detilloux, des copains d’entraînement aussi comme Jonas Castrique, le coureur de chez AG2R Quentin Jauregui, son premier coach Peggy Ladrière, les commissaires internationaux Jean-Pierre Coppenolle et Jean-Michel Voets, le speaker Freddy Havelange, l’organisateur Louis Cousaert... Le petit monde du cyclisme est en deuil. Et il le montre. La région est en deuil et elle le montre aussi car de nombreux anonymes ont fait le déplacement. Par sympathie pour Jimmy et pour sa famille, sa compagne Sally, son papa Marc et sa maman Jacqueline, anéantis. Sa grande famille car Jim avait quatre frère et sœurs.

"Jim, tu m’as souvent taquiné à propos de mon parrain Frank Vandenbroucke. Je t’autorise à continuer de là-haut. Mais à une seule condition : que tu le fasses en rigolant avec lui…" (Franklin Six)

Les témoignages se succèdent au micro. Les potes d’écoles, les équipiers, les membres de la "bande" avec qui Jimmy s’entraînait régulièrement dans le Tournaisis. Des témoignages émouvants. Personne ne peut retenir ses larmes. "Jim, tu m’as souvent taquiné à propos de mon parrain Frank Vandenbroucke, explique notamment, très ému, Franklin Six. Je t’autorise à continuer de là-haut. Mais à une seule condition : que tu le fasses en rigolant avec lui..."

"Jimmy, tu étais tellement blagueur, champion d’ailleurs des blagues pourries, sourit l’une de ses sœurs avant de crier toute sa détresse. J’aimerais tant que ceci ne soit qu’une de tes blagues et que tu apparaisses soudain au milieu de cette église !"

Jimmy Duquennoy a été incinéré et ses cendres répandues début d’après-midi au cimetière de Rumillies. Un village toujours balayé par ce vent du sud. Toujours réchauffé par ce soleil d’automne. Dimanche, à 14 heures 30, une randonnée familiale à vélo de 20 kilomètres y sera organisée au départ de l’église. Une autre façon de rendre hommage à Jim. En famille, avec les enfants, avec le sourire... ce  fameux sourire qu’arborait en permanence Jimmy et qui manquera dans le peloton, c’est certain.

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