Plus chaud, plus sinueux, plus long, le "nouveau" Milan-Sanremo s'annonce indécis

Pour faire face aux interdictions de certaines localités, les organisateurs de Milan-Sanremo ont dû revoir leur copie et modifier un parcours devenu presque immuable au fil des années. Ce changement a allongé la distance mais il a surtout provoqué la disparition du Turcchino et des Capi. La 101e Primavera sera-t-elle plus "facile ? Pas nécessairement ! La météo estivale et les premiers kilomètres pourraient corser la course selon Philippe Gilbert.


►►► À lire aussi : Milan-Sanremo : le palmarès, les vidéos


Traditionnellement programmé au mois de mars, Milan-Sanremo va prendre un coup de chaud cette année. "La météo va changer beaucoup de choses. Ce sera l’opposé de ce que j’ai connu en 2013 où on était monté dans les bus à cause de la neige. Ça risque d’être une édition très chaude, surtout au bord de mer. Je connais bien le climat de la région. Il peut y faire très chaud et très lourd avec le mélange de la mer et de la montagne. Le fait qu’il y a dix kilomètres en plus, la chaleur, ça peut être des éléments qui peuvent rendre la course plus difficile. Est-ce que c’est un avantage pour moi ? J’aime bien la chaleur en général", a commenté le coureur de Lotto-Soudal, qui rêve de compléter son palmarès avec le seul monument qui lui manque.

A côté de la météo, le coronavirus a également entraîné par "ricochet" d’autres "évolutions" par rapport à la course prévue au printemps. Le bras de fer entre les organisateurs de Milan – Sanremo et les maires de communes de Ligurie s’est conclu par un relifting important du parcours. Fini le Turcchino et les Cappi, place au Niella Belbo et au Colle di Nava. Des côtes en moins, d’autres en plus ? Pas uniquement, les routes empruntées n’auront pas le même visage. "A part les 30 derniers kilomètres qui sont identiques, ça va être un nouveau Milan-Sanremo. Je n’ai pas eu le temps de faire toute la reconnaissance. Mais quand je regarde sur les cartes, je vois que les routes sont beaucoup plus sinueuses, plus techniques. Avant, il y avait 150 kilomètres sur une autoroute. On mettait le cruise-control. On roulait à 45-50 km/h. Il ne se passait rien. Des cyclotouristes un peu entraînés n’auraient pas été lâchés", détaille Phil.

Ces changements ont une conséquence sur la distance, qui va flirter avec les 300 kilomètres. Ce qui en fait la plus longue édition de l’histoire. "La distance impressionne un peu le grand public mais finalement en temps, c’est pareil qu’un Paris-Roubaix, un Tour des Flandres ou un Liège-Bastogne-Liège. Ça va tourner autour des 6h30." De plus, il n’y a pas eu de courses par étapes de préparation cette année. "On a eu le temps de faire des longues sorties. Le corps est habitué à faire des 6-7 heures d’effort. Tout le monde sait comment préparer pour cette course et je pense qu’on aura tout comblé l’absence de Paris-Nice ou Tirreno", conclut Gilbert.


 

 

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK