Oliver Naesen: "Les chemins de vigne faussent un peu le résultat"

Oliver Naesen: "Les chemins de vigne faussent un peu le résultat"
Oliver Naesen: "Les chemins de vigne faussent un peu le résultat" - © YORICK JANSENS - BELGA

Oliver Naesen a quitté Tours avec un sentiment de légère déception. Le Belge de l'équipe AG2R a échoué au pied du podium à l'Avenue de Grammont, en remportant le sprint du premier groupe de poursuivants dans Paris-Tours. Le Flandrien n'a pas trop apprécié l'ajout des 12,5 kilomètres chemins de vigne dans la finale de l'épreuve française.

Oliver Naesen espérait mettre un terme à sa saison 2018 sur une meilleure note à Tours où le podium, voire mieux, était l'objectif avoué. Quatrième du GP de Montréal, 3e de l'Eurométropole Tour et de Binche-Chimay-Binche, le vainqueur de la Bretagne Classic 2018 tournait autour d'un succès qui lui a encore échappé dimanche à l'Avenue de Grammont. "Je reste donc sur ma victoire à la Bretagne Classic en 2018, auxquelles je veux quand même ajouter quelques succès en kermesses qui ne sont jamais faciles à aller chercher", a indiqué le champion de Belgique 2017.

Naesen, qui avait joué le jeu d'équipe avec le Français Benoît Cosnefroy, 3e, n'a cherché aucune excuse. "J'ai été présent toute la journée et j'étais encore bien avant la finale mais je n'ai pas réussi à trouver la bonne voie sur les chemins de vigne, je n'avançais pas bien. Je pense que les chemins sont certainement beaux à la télé, mais ils étaient remplis de silex. Paris-Tours est une course importante et, quand on la prépare comme il faut et qu'on la perd sur crevaison comme Philippe Gilbert ou Tiesj Benoot, c'est une grosse déception. Je pense que les chemins faussent un peu le résultat. Pour ma part, je n'ai pas crevé. J'aurais aimé jouer la gagne mis je n'avais pas les jambes pour suivre Andersen et Terpstra quand ils ont attaqué dans la finale".

Le leader belge d'AG2R a tenté de jouer le jeu d'équipe en lançant le Français Benoît Cosnefroy faire la jonction avec le duo de tête. "Je lui ai dit de ne pas rouler devant car je voulais revenir et jouer ma carte au sprint. De plus, sans rouler, il avait plus de fraîcheur pour tenter sa chance". L'inaction dans les relais de Cosnefroy a irrité Terpstra qui a donné de la voix à plusieurs reprises.

"J'ai donné le meilleur de moi-même pour tenter de revenir sur le trio de tête mais les autres coureurs du groupe étaient morts. Nous avons quand même bien joué le jeu d'équipe mais, de toute façon, il y a un coureur beaucoup trop fort, Andersen, un autre très fort, Terpstra, il y a ensuite eu Cosnefroy et puis nous pour la 4e place. Je suis un peu déçu mais il n'y a pas de honte. Je me sens toujours bien après le Tour de France et ce fut encore le cas cette année. Paris-Tours était la dernière course de ma saison mais j'ai déjà hâte de reprendre dans les classiques en 2019 avec un peu plus de chance que cette année".

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