Monfort : "Le contrôle de Serry en plein gala ? Légal mais très peu opportun"

Pieter Serry
Pieter Serry - © YUZURU SUNADA - BELGA

Un contrôle anti-dopage en plein Gala c'est possible. Le cycliste Pieter Serry l'a appris à ses dépens mardi soir au casino d'Ostende.

Alors qu'il assistait au Gala du Flandrien de l'année, le coureur de l'équipe Quick Step Floors a reçu la visite de deux contrôleurs de la CADF (l'organe chargé de réaliser les contrôles pour le compte de l'UCI).

Un contrôle tout à fait légal

Cela peut paraître étrange, et pourtant, il n’y a rien d’anormal à voir des contrôleurs débarquer en pleine soirée de gala.

C'est même écrit en toutes lettres dans l'article 5.2 du Code mondial Anti-dopage : "Tout coureur peut être tenu de fournir un échantillon à tout moment et en tout lieu par l'UCI ou toute autre organisation antidopage ayant autorité pour le soumettre à des contrôles."

Pour le coureur Maxime Monfort, le contrôle d'hier soir était donc légal mais sans doute pas opportun.

"Le règlement est respecté, on peut être contrôlé 24 heures sur 24, quasiment 365 jours par an. Mais ce n’était pas très subtil, pas très malin de leur part de faire cela dans une réception où il y a 1600 personnes, un 6 novembre, lorsque les coureurs sont au repos et veulent juste passer un bon moment. Ce n’était pas le lieu ni le moment pour faire cela."

Les contrôleurs auraient pu, en effet, se rendre au domicile de Pieter Serry lorsqu'il était chez lui en matinée comme indiqué dans le système Adams. Ce système de localisation oblige effectivement les sportifs professionnels à être disponibles une heure par jour dans un endroit précis (ndlr : les fameux whereabouts).

En cas d'absence, le contrôleur dresse alors un constat et après trois manquements le coureur risque 1 à 2 ans de suspension.

Serry aurait pu refuser le contrôle

Mais ce mardi soir, Pieter Serry avait le droit de ne pas être chez lui. Lorsque les contrôleurs de la CADF ont trouvé porte close à son domicile, ils ont appelé le coureur. Serry, aurait pu ne pas décrocher, il aurait même pu refuser le contrôle sans commettre la moindre infraction. Le coureur de la Quick Step a préféré collaborer.

Une décision saluée par Maxime Monfort : "En tant que coureur professionnel on a aussi un devoir. Et quand on a envie que notre sport se rachète encore une crédibilité - parce que cela va beaucoup mieux mais on en est encore là à devoir payer les pots cassés du passé - cela ne servait à rien d’attiser les problèmes et de refuser le contrôle. Je crois que Pieter a bien fait."

Pieter Serry a rempli son devoir correctement à Ostende mais n’a pas été récompensé par un trophée (finalement décerné à son équipier Yves Lampaert).

Mal renseignés ou trop zélés, les contrôleurs allemands de la CADF ont en partie gâché la soirée de Pieter Serry. "Je me sens comme un prisonnier avec un bracelet électronique", a même glissé le coureur de 29 ans.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK