Mondiaux de cyclisme – Bulens : "Il faudra oser collectivement, peu importe le vainqueur, il faut qu’il soit Belge"

La Belgique est sortie bredouille des courses juniors et espoirs des championnats du monde. Malchanceuses au niveau des chutes, les équipes belges n’ont pas toujours semblé au top tactiquement. Pour Gérard Bulens, ce sont les équipes les plus fortes avec les coureurs les plus costauds qui l’ont emporté : "Dans la finale, ce sont certainement les coureurs les plus costauds qui l’ont emporté. Et ce sont aussi deux équipes qui ont osé prendre la course en main, qui ont placé un coureur au moment où il fallait le faire. Si je regarde la course espoir, on sait que la Squadra Azzura est toujours une équipe qui court ensemble. On a d’abord eu Colnaghi qui était placé et qui aurait pu gagner si le groupe était resté devant. Un bon coureur devant et puis on a un regroupement comme c’est souvent le cas dans les championnats du monde où tout se joue dans les deux derniers tours. Et on a un coureur très fort qui sort. C’était le cas également chez les juniors. J’ai le sentiment que certains n’ont pas voulu prendre les choses en main, parmi lesquels les Belges qui le paient très cher puisqu’ils n’ont pas de médaille".

La Belgique a été victime de malchance avec les chutes notamment de Cian Uijtdebroeks chez les juniors et d’Arnaud De Lie chez les espoirs mais les faits de cours n’expliquent pas tout : "Chez les juniors je suis moins intransigeant que chez les espoirs. Chez les espoirs on avait une belle équipe et je pense que le capitaine était Florian Vermeersch. C’est sans doute lui qui devait filtrer ce qui sortait du peloton. C’est lui qui a réagi à un tour et demi de l’arrivée. Mais je pense que quand neuf nations différentes partent, il faut absolument mettre un coureur, même s’il est un peu juste. C’est un coureur qui doit réussir à s’accrocher et soulager le travail d’équipe. Si on tire la conclusion sur ce qu’on a vu aujourd’hui, ceux qui osent en équipe réussissent. Il faudra donc selon moi oser collectivement dimanche. Peu importe qui sera champion du monde, il faut que le titre revienne à la Belgique".

Dans la course des pros dimanche, il faudra donc avoir retenu les erreurs commises par les jeunes et faire une course solide en ne restant pas forcément sur la défensive pour l’emporter : "Je pense qu’il faut absolument retenir ce qu’il ne faut pas faire. Pour être champion ici, et c’est peut-être ce qui a manqué à la Belgique, je pense que les coureurs n’étaient pas assez forts pour battre l’Italie et la Norvège et demain, il va falloir être le plus fort. Il va falloir garder ses forces très compactes. Les Norvégiens étaient plusieurs dans la finale, les Italiens, je pense que presque toute l’équipe était présente. Pour être champion, il faudra qu’il reste suffisamment de forces fraîches parce qu’il ne faut pas seulement viser le sprint avec Wout van Aert mais il faudra aller chercher des coureurs qui tenteront leur chance dans la finale et parmi ceux-là, on le sait, il y aura un très bon Nils Politt, un très costaud Matej Mohoric qui ne pourront pas attendre le sprint. Il faudra être très fort pour être champion dimanche".

Petit hasard de la compétition, les deux champions du monde juniors et espoirs avaient terminé deuxièmes des championnats d’Europe… Un signe pour Remco Evenepoel, deuxième derrière Colbrelli à Trento ?


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