Un immense Wout van Aert remporte un Milan – Sanremo spectaculaire devant Alaphilippe !

Impressionnant de puissance sur la Via Roma après 305 kilomètres de course, Wout Van Aert a décroché le plus beau succès de sa carrière ce samedi en remportant la 111e édition de Milan-Sanremo, le premier 'Monument' à son palmarès. Le Belge de 25 ans a devancé le tenant du titre français Julian Alaphilippe dans un sprint à deux mémorable. Treizième coureur belge à gagner la 'Classicissima', Van Aert interrompt une disette noir-jaune-rouge qui durait depuis 21 ans et la victoire d’Andrei Tchmil en 1999.

Vainqueur autoritaire des Strade Bianche la semaine dernière, Van Aert a fait un grand numéro pour s’imposer. Le coureur de Jumbo-Visma a serré les dents dans le Poggio pour résister à l’accélération foudroyante d’Alaphilippe. S’il a accumulé quelques mètres de retard au sommet de l’ascension, Van Aert a su profiter des erreurs de pilotage du Français pour revenir dans son sillage et aborder avec lui les derniers kilomètres.

Tactiquement très intelligent, il a attendu le bon moment dans la ligne droite finale pour lancer son sprint et coiffer Alaphilippe sur le fil. Derrière les deux hommes, Michael Matthews s’est emparé de la 3e place devant Peter Sagan alors que Philippe Gilbert a terminé à la 9e place juste derrière Greg Van Avermaet.

Une course spectaculaire, les Belges à l’attaque

"La course va être difficile et on peut s’attendre à des surprises. Le dénivelé sera là, sur toute la course, il y aura même 900 mètres de dénivelé en plus".

Philippe Gilbert - en quête du 'Monument' manquant à son extraordinaire carrière - avait parfaitement analysé cette 111e édition de Milan – Sanremo dont les 250 premiers kilomètres ont largement été remaniés avec notamment la supression des ‘Capi’ et l’ascension du Colle di Nava (3,9km à 3%).

Une ascension montée gros plateau et qui a fait mal aux jambes des coureurs suite au travail des équipes Bora, Trek et CCC.

Lancé à un rythme élevé, le peloton est revenu sur l’échappée du jour composée de 7 hommes (les Italiens Mattia Bais (Androni-Gicattoli), Manuele Boaro (Astana), Fabio Mazzucco et Alessandro Tonelli (Bardiani-CSF-Faizanè), Damiano Cima (Gazprom-RusVelo) et Marco Frapporti (Vini Zabu-KTM) et l’Espagnol Hector Carretero (Movistar) ) à 35 km.

Au même moment dans les rues d’Imperia, Julian Alaphilippe était victime d’un problème mécanique mais était brillamment ramené dans le peloton par Tim Declercq.

Le Français avait à peine le temps de souffler avant d’aborder la Cipressa. Une ascension affrontée plein pot dès les premiers mètres avec une attaque audacieuse de Loïc Vliegen, repris au sommet de la difficulté.

Alors que Daniel Oss tentait sa chance en descente et que Caleb Ewan et Fernando Gaviria disaient adieu à leurs chances de victoire, un peloton d’une cinquantaine de coureurs se préparait pour affronter le Poggio. Là encore, les Belges étaient protagonistes avec une offensive d’Aimé De Gendt à 6,7 kilomètres de l’arrivée. Le coureur de l’équipe Circus Wanty Gobert ne tiendra que quelques secondes aux avant-postes car derrière lui, le feu d’artifice était lancé.

Vincenzo Nibali mettait le feu aux poudres en étirant le peloton mais se faisait aussitôt contrer par Alaphilippe. Les multiples accélérations du Français mettaient tout le monde en difficulté, y compris Wout Van Aert qui devait lâcher quelques mètres avant de basculer près de la cabine téléphonique.

Maladroit dans la descente, le Français se faisait finalement revoir par Van Aert. Les deux hommes allaient donc collaborer dans les derniers kilomètres pour résister au retour du peloton. Les derniers hectomètres de course seront finalement une bataille de nerfs entre les deux hommes qui ont joué avec le peloton avant de s’expliquer au sprint. Un sprint tout en puissance où l’ancien triple champion du monde de cyclocross a su garder l’avantage et où Alaphilippe a probablement payé les efforts fournis précédemment.

 

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