Merckx : "Poulidor, un ami gentil et chaleureux... Il n'a jamais gagné le Tour, mais il en riait !"

Eddy Merckx a côtoyé Raymond Poulidor, décédé ce mercredi à l’âge de 83 ans, pendant une bonne partie de sa carrière. Rivaux en course, les deux champions se sont rapprochés au fil des ans au point de devenir amis une fois le vélo pendu au clou…

"C’est une grande tristesse de voir partir un ami comme Raymond Poulidor, a précisé Eddy Merckx au micro de la RTBF. Je ne le voyais pas tous les jours, mais j’étais régulièrement en contact avec lui. C’était un grand champion, un grand monsieur, et je passais de bons moments avec lui : à la neige, au Tour de France… C’est une grande perte pour le cyclisme. "Poupou", c’était le plus populaire en France, c’était quelqu’un d’extraordinaire, avec un grand palmarès, et plus de 150 victoires chez les professionnels. Il m’a battu d’ailleurs, sur Paris-Nice notamment, à deux reprises. Pour ma part, je l’ai battu sur le Tour de France et aux Mondiaux de Montréal en 1974, où il a terminé deuxième. Je l’ai battu au sprint, on savait tous les deux qui était le plus rapide ! Le soir même, je pense qu’on a joué aux cartes avec Jacques Anquetil, et là aussi il était très fort ! Belote, poker… Il était plus fort que moi, je n’étais pas un grand joueur de cartes !"

"C’était un homme chaleureux, avec de l’humour aussi, a repris Eddy Merckx. Je me souviens d’une fois où nous étions avec Jacques Anquetil et Bernard Hinault et où il avait dit : "à nous quatre, on a gagné quinze Tours de France", et ça, c’était Raymond Poulidor. Il n’a jamais gagné le Tour, mais il en riait. Pendant notre carrière, on ne se faisait pas de cadeaux, il y avait de la rivalité. Nous sommes devenus amis par après."

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