Mathieu Van der Poel était(-il) le plus fort ! (?)

Mathieu van der Poel
Mathieu van der Poel - © KRISTOF VAN ACCOM - BELGA

On ne saura jamais ce qui se serait passé sans sa chute, mais la dramaturgie de sa course d’hier est en soi un petit roman. Mathieu n’avait jamais disputé le Ronde. Mieux, il ne s’était jamais présenté au départ d’une course aussi longue.

Ses espoirs semblaient définitivement envolés lorsqu’il chuta lourdement à 60 km l’arrivée. Bilan des dégâts : un vélo cassé et presqu’une minute de perdue. Et pourtant, après 13 km “à bloc”, le Néerlandais rejoignait l’arrière du peloton au pied du Koppenberg où il remonta les coureurs un à un avant de revenir en tête de la course pour grimper le Taaienberg avec les meilleurs après une incroyable course poursuite. A 13,5 km de l’arrivée, Van der Poel passa même premier au sommet de Paterberg...pensait-il. Il n’avait pas pas vu le démarrage de Bettiol dans le Vieux Quaremont. Ce n’est qu’à 5 kilomètres de l’arrivée, quand il aperçu au loin devant lui une silhouette rose qu’il compris que Bettiol était devant.

Mathieu Van der Poel était-il le plus fort ? Que se serait-il passé s’il n’était pas tombé ? Et s’il n’avait pas dépensé autant d’énergie dans sa folle poursuite ? Et s’il avait compris plutôt que Bettiol était devant ? Une chose est sure : terminer quatrième au terme d’une course pareille, c’est de la graine de (très) grand champion.

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