"Ma seule chance ? Vent dans le dos !"

L’arrivée de Milan-San Remo est toujours prévue sur le Lungo Mare, comme ces trois dernières années, analyse Philippe Gilbert. J’ai pu y accrocher un premier podium en 2008, c’est un beau souvenir, mais y jouer la victoire, c’est autre chose… Personne n’est arrivé à y fausser compagnie au peloton, à l’exception de Cancellara qui est presque le seul à pouvoir le faire. C’est très compliqué pour moi d’aller gagner Milan-San Remo tant que l’arrivée est prévue sur le Lungo Mare."

"Je crois beaucoup moins qu'avant en mes chances de m’y imposer, je m’entraîne énormément là-bas, et 90% du temps le vent est de face, poursuit le double vainqueur du Tour de Lombardie. Le jour de Milan-San Remo aussi, souvent ! Ma seule chance, ce serait que le vent tourne et qu’on ait le vent dans le dos après le Poggio. Ca voudrait dire que je serais capable de rouler, même seul,  entre 55 et 60 à l’heure. Il faudrait que les coureurs derrière roulent à 70 pour me rattraper, mais c’est impossible. On a une grande chance d’aller au bout si on a le vent dans le dos, mais c’est la seule condition. Dans toutes les courses, il faut des conditions parfaites en sa faveur pour s’imposer. A Milan-San Remo c’est particulièrement vrai, parce que le vent joue un rôle énorme…"
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