Lionel Taminiaux, le Wallon d'Alpecin-Fenix : "C’est phénoménal d’être dans une équipe qui joue la victoire quasi partout"

Lionel Taminiaux, sera ce jeudi au départ du Circuit de Wallonie. Une course de 194 km sur les routes wallonnes, avec un passage du côté des Lacs de l'eau d'heure. L'épreuve se terminera par trois boucles d'un circuit local autour de Mont-sur-Marchienne.

Taminiaux, c’est donc le jeune Wallon du team Alpecin-Fenix. Un coureur qui maîtrise à merveille le néerlandais et qui a rejoint l’équipe belge en janvier, après 2 années professionnelles passées dans la structure Bingoal-Wallonie Bruxelles.

"Tami", 24 ans, vit un rêve éveillé : "C’est phénoménal d’être dans équipe qui joue la victoire quasi partout. Ca donne un boost et tout le monde travaille à 100 voire à 110 pourcent parce qu’on sait qu’il peut y avoir une victoire à la clé avec des leaders très costauds dans l’équipe. J’ai énormément de satisfaction quand c’est Tim, Jasper ou Mathieu qui gagnent ". Les chiffres parlent d’eux-mêmes avec 11 victoires depuis le début de la saison seuls Deceuninck – Quik Step (24), Ineos Grenadiers (17- et Jumbo-Visma (14 victoires) ont fait mieux.

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De leader chez Bingoal – Wallonie Bruxelles à équipier chez Alpecin-Fenix

Lionel Taminiaux, n’a pas choisi la facilité, en signant dans la très ambitieuse équipe de Mathieu van der Poel. Le Brabançon, taillé pour les classiques flamandes, est passé de leader chez Bingoal à équipier chez Alpecin-Fenix, un rôle qui lui va bien : "C’est un clic à faire, de se dire maintenant je vais bosser pendant 3 mois pour des leaders et j’ai un rôle d’équipier. L’approche est différente en course, je dois plus travailler. Mais il faut regarder sur une année complète, et sur certaines plus petites courses, j’aurai ma chance aussi". Ce qui sera le cas ce jeudi sur le circuit de Wallonie où il sera leader avec Edward Planckaert.

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"Tim Merlier, c’est un gars simple, bien dans sa peau"

Au fil du temps, Lio, découvre sa nouvelle équipe, et la personnalité de ses équipiers. Tim Merlier c’est l’homme en forme chez Alpecin-Fenix. Avec quatre victoires dont la deuxième étape du Giro dimanche dernier. Un gars accessible et qui ne se prend pas la tête : "C’est quelqu’un qui ne se pose pas énormément de questions. Il est bien dans sa peau. Il sait qu’il va vite. C’est un mec assez simple".


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Lionel Taminiaux a partagé la chambre de Tim lors du stage en début d'année. "Je ne le connaissais pas du tout. Il est super sympa. Et il faisait des efforts pour parler français. Pendant le stage, quand il appelait Cameron (NDLR Cameron Vandenbroucke la compagne de Tim Merlier), il lui parlait français et il me demandait comment on dit ça ou ça. Au Samyn il a donné une interview en français. Il veut progresser et s’améliorer en français. Il pourrait choisir la facilité parce que l’équipe est majoritairement flamande et puis Cameron parle aussi néerlandais, mais il veut tout le temps s’améliorer, c’est chouette".

"Merlier est quasi intouchable sur un sprint long de 20 secondes"

La victoire de Tim Merlier sur la deuxième étape du Giro a enchanté le Jodoignois : "C’est phénoménal de gagner lors de première étape en ligne. Le but de l’équipe c’est de remporter une victoire d’étape sur chaque grand Tour. Pour le Giro c’est déjà fait. Du coup ça enlève la pression pour le reste de l’épreuve. C’est fabuleux".

Le show de Merlier était impressionnant. Il l’a lancé à plus de 200 mètres de l’arrivée et personne n’a pu revenir sur le coureur belge : "C’est son effort de prédilection. Un sprint long de plus ou moins 20 secondes c’est ce qui lui va le mieux. La plupart des sprinteurs sont alentours des 12, 13 secondes. pour lui il faut un sprint long et un sprint dur, de préférence en montée. Quand il part de loin et que les concurrents doivent faire un ou deux vélos sur lui je pense que c’est fini et une fois qu’il a de l’avance y a personne qui sait le remonter".

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Cavendish le "loup rusé" face au jeune Philipsen

L’autre sprinteur en vue, que Lionel Taminiaux a appris à découvrir, c’est Jasper Philipsen. Le coureur de 23 ans a remporté trois victoires cette saison. Le Grand Prix de l’Escaut et deux étapes sur le Tour de Turquie : "Je partageais ma chambre avec lui en Turquie. On a passé une super semaine ensemble. Je faisais partie de son train pour le sprint. On a beaucoup débriefé et beaucoup appris pendant cette course".


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Beaucoup débriefé parce que Jasper Philipsen a terminé quatre fois deuxième derrière Mark Cavendish qui a retrouvé le goût de la victoire sur les routes turques : "Cavendish m’a impressionné. Tout le monde sait qu’il est rapide mais il faut arriver en position pour faire son sprint. Et il n’avait pas la meilleure équipe Deceuninck – Quik Step pour l’emmener. Mais il était toujours dans la roue de Jasper. Il est fort physiquement et il était motivé comme un gars de 20 ans".

Le "Cav" a enchaîné 3 victoires devant Philipsen… Trois deuxièmes places compliquées à avaler : "On a fait des petites fautes par manque d’expérience contre Cavendish qui a 15 ans d’expérience. Le premier jour Jasper était déçu, le deuxième jour il s’est dit Cavendish est quand même assez rapide et le troisième jour ça commençait vraiment à l’énerver. Heureusement que Jasper a gagné le jour suivant".

 

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"Mathieu van der Poel il roule à l’instinct et c’est ça le plus beau"

Mais celui qui impressionne le plus le jeune Jodoignois c’est clairement Mathieu van der Poel. Un "ovni" dans le monde de la petite Reine : "Il est incroyable. Il court tout le temps, il ne s’arrête pas, avec lui il n’y a jamais de répit. Il fait du cyclocross, il nous rejoint ensuite en stage, il enchaîne des courses sur route. Il fait un Tirenno de feu, il se repose trois jours, il recourt à nouveau, il prend ensuite son VTT, partout où il passe il performe".


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Un coureur amoureux de son sport qui fonctionne à l’instinct : "C’est difficile en course de le retenir. A Kuurne-Bruxelles-Kuurne, Mathieu a fait un numéro en partant à 80 km de l’arrivée mais on a dû le retenir pour ne pas qu’il parte à plus de 100 km de l’arrivée. C’est beau à voir et ça montre qu’à vélo il ne faut trop réfléchir".

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"Pour 2021 j’aimerais une victoire et découvrir un grand tour"

Lionel Taminiaux est particulièrement épanoui dans sa nouvelle équipe pour laquelle il a signé un contrat longue durée, jusqu’en 2023.


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Pour cette première année il espère regoûter à la victoire et participer à son premier grand Tour : "Ce serait un rêve de participer à la Vuelta. Je suis réaliste et je sais que le Tour de France ce ne sera pas pour cette année. Mais si je peux découvrir le Tour d’Espagne ce serait un rêve qui se réalise, en espérant le terminer. Mon but c’est aussi surtout de gagner une course, c’est ce que je vise tous les ans. C’est ma troisième année professionnelle, j’ai gagné une course en 2019 mais pas l’an dernier. J’espère gagner cette année".

Lionel Taminiaux espère donc se montrer ce jeudi le Circuit de Wallonie, une course à suivre en direct sur Tipik et sur RTBF Auvio à partir de 15h45, avec aux commentaires Samuel Grulois et Gérard Bulens. 

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