Les rêves d'heure et d'or de Victor Campenaerts

Victor Campenaerts a été récompensé par le Vélo de Cristal au terme d'une superbe saison 2018. Une première pour un spécialiste du contre-la-montre. Champion d’Europe et médaillé de bronze aux Mondiaux, le coureur de Lotto-Soudal s’est construit un joli palmarès. Ces performances ont nourri son ambition. Il rêve maintenant du record de l’heure et des JO.

Les minutes et les secondes comme premiers adversaires. L'obsession du temps, tel est le quotidien des spécialistes du chrono.  
Avec trois podiums internationaux en 2 ans, Victor Campenaerts s'est fait une place dans ce monde à part.


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Il faut aimer s’entraîner seul, ne pas renoncer, au-delà du seuil de la douleur pendant longtemps. Quand tu places un démarrage dans un peloton, tu peux voir que les autres lâchent où ont des difficultés à suivre. Si tu fais un contre-la-montre. C’est une heure d’effort, il faut surtout être dur avec soi-même. C’est une discipline à part. Mais c’est là où je suis le meilleur et j’aime ça." 

L'ancien nageur, l'ancien triathlète a fini par trouver sa voie. Le record de l'heure s'est imposé comme une suite presque logique. La tentative – ratée - du pistard néerlandais Dion Beukeboom en août dernier a servi de déclencheur.

"Il y a eu des blagues au sein de l’équipe avant de le départ de la Vuelta. 'Allez Victor, c'est maintenant le moment pour toi d'essayer. Parce que tu peux le faire, tu es un bon coureur contre-la-montre'. Et puis j'ai décidé de faire un test, juste après les Mondiaux sans préparation spécifique. Et ce test s'est avéré positif."


S'attaquer au record de l'heure, c'est s'attaquer à un mythe. Campenaerts a choisi le Mexique ... comme Eddy Merckx en son temps. L’UCI a changé les règles en 2014. L’intérêt pour l’épreuve a été relancée. Même si depuis 2015, La référence est figée à 54,5 km dans l’heure. Propriété de Sir Bradley Wiggins.

"Je n’ai pas vraiment d’idole. Mais si je devais citer quelqu’un : ce serait Bradley Wiggins. Je dois dire que Wiggins est un bien meilleur coureur que je ne le suis actuellement. Mais il n’avait pas eu des bonnes conditions. Je dois avoir des conditions idéales et alors je suis convaincu que je peux battre le record de Bradley Wiggins. S’il avait eu des bonnes conditions, il aurait sans doute roulé 1 kilomètre de plus, et cela aurait été un record inaccessible. Je suis convaincu que dans des conditions parfaites, j’ai de grandes chances de le battre le record." 


Cette tentative, prévue en avril, est beau défi. Mais ce n’est qu’une étape vers un objectif encore plus grand. Après avoir essayé de dompter le temps, Victor se muera en chercheur d'or olympique en 2020.

"Je ne peux pas mettre la barre plus haut. Être le meilleur du monde aux JO, c’est le plus haut possible. Mais j’ai besoin d’avoir un objectif élevé. Si je dois faire des sessions d’entraînement difficiles, je m’imagine gagner des chronos importants. Alors c’est plus facile de repousser ses limites. Si je m’imagine décrocher une 15e place aux JO, je ne pourrais pas tirer le maximum de l’entraînement".

Ces dernières saisons, Victor Campenaerts a démontré sa faculté à se préparer avec minutie. Et quand il se fixe des rendez-vous, il se loupe rarement.

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