Les 'plugstreets' ? "Un plus pour le spectacle mais un danger considérable"

Les 'plugstreets' ? "Un plus pour le spectacle mais un danger considérable"
Les 'plugstreets' ? "Un plus pour le spectacle mais un danger considérable" - © POOL TIM DE WAELE - BELGA

Pour la deuxième édition consécutive, les coureurs de Gand-Wevelgem vont franchir ce dimanche les fameux 'plugstreets', d’étroits chemins mi-terre mi-gravier qui sillonnent le Bois de Ploegsteert (dans l’entité wallonne de Comines-Warneton), théâtre de la cruelle guerre des tranchées lors du conflit de 14-18. Un conflit dont on fêtera le centième anniversaire de l’Armistice le 11 novembre prochain. La symbolique est donc encore plus forte cette année.

Le secteur 1 s’appelle "Hill 63" (à la sortie duquel un hommage sera rendu à Frank Vandenbroucke, le héros local décédé en 2009 et qui a gagné Gand-Wevelgem il y a tout juste 20 ans), le deuxième "Christmas Truce" (le peloton passera devant le Mémorial de la Trêve de Noël, inauguré en 2014 par Michel Platini) et le troisième "The Catacombs".

"Nous avons conservé les trois zones de 'plugstreets', un hommage de l'organisation aux nombreuses victimes de la Première guerre mondiale. Ces passages proposent des images belles et uniques. L'approche de ces zones provoquera de l'animation dans le groupe car tout le monde voudra être bien placé". Voilà pour l’avis de l’organisation, en l’occurrence l’avis du directeur de course Frank Hoste, ancien maillot vert du Tour de France et ancien vainqueur de Gand-Wevelgem en 1982.

Mais depuis l’introduction de ces secteurs en 2017, certaines voix s’élèvent pour remettre en cause leur pertinence. Notre consultant Gérard Bulens fait partie des détracteurs loin d’être convaincus : "C’est un plus pour le spectacle mais c’est un danger considérable pour le coureur !", a-t-il déclaré au micro de Samuël Grulois.

"Il faut d’abord penser à la sécurité des acteurs. Et les premiers acteurs d’une course cycliste, ce sont évidemment les coureurs. Il ne faut jamais oublier que ces garçons peuvent joueur leur… vie sur les courses. Le spectacle doit passer au second plan par rapport à la sécurité des coureurs ! On peut inventer tout ce qu’on veut mais le premier élément doit rester la sécurité du coureur, son intégrité. L’année dernière, ça s’était bien passé mais les conditions atmosphériques étaient assez clémentes. Si on devait avoir la situation de l’année précédente (NDLR : Des rafales de vent exceptionnelles en 2016), je pense qu’on assisterait à une vraie catastrophe ! Je n’ai pas le même avis sur les Strade Bianche où les parcours sont empierrés, un peu comme dans le Tro Bro Leon en Bretagne, et où les secteurs sont plus sécurisés. Ce sont en général des tronçons montants où la vitesse du coureur est quand même très limitée."

Le résumé de l'édition 2017

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