Les organisateurs répondent aux critiques des coureurs sur le parcours de la 3e étape du BinckBank Tour

Les organisateurs répondent aux critiques des coureurs sur le parcours de la 3e étape du BinckBank Tour
Les organisateurs répondent aux critiques des coureurs sur le parcours de la 3e étape du BinckBank Tour - © DAVID STOCKMAN - BELGA

Plusieurs coureurs se sont plaint du parcours de la troisième étape du BinckBank Tour cycliste qui a emprunté des routes sinueuses et étroites mercredi à Aalter. Tim Declercq, Marcel Sieberg, Bob Jungels, Paul Martens ou encore Jos van Emden n'y ont pas été avec le dos de la cuillère. Des critiques que Rob Discart, membre de l'organisation de la course WorldTour, refuse. Selon lui, la nature des routes empruntées avait été communiquée depuis bien longtemps et les organisateurs ont reçu le feu vert de l'Union Cycliste Internationale (UCI).

Pour Tim Declercq (Deceuninck-Quik Step) il y a une forme d'hypocrisie lorsque l'on propose un parcours pareil. "Avant l'étape, nous avons observé une minute de silence en l'honneur de Bjorg Lambrecht et cinq minutes plus tard on devait jouer des coudes sur des routes étroites avec un million de virages."

Une pensée relayée par son équipier Bob Jungels. "La sécurité n'était pas au rendez-vous. Cela entraîne les chutes et un stress qui n'est pas nécessaire. Devons-nous attendre un autre incident pour que les choses changent?", s'est interrogé le Luxembourgeois.

Marcel Sieberg (Bahrain-Merida) a déploré le fait que "chaque course doit devenir plus folle et plus dangereuse". "C'est juste terrible, cela doit changer tout de suite", a-t-il exigé. Le Néerlandais Jos Van Emden (Jumbo-Visma) a lui parlé de "kermesse" et a incité l'UCI à sanctionner l'épreuve en la rétrogradant de niveau.

Rob Discart a réagi rapidement à ces accusations. "Quand nous avons dévoilé le parcours, nous avions précisé que ce serait un tracé 'flandrien'. Cela veut dire que les coureurs sont confrontés à de petites routes, des virages, des boucles mais aussi des chaussées plus larges. C'est également le cas au Tour des Flandres, à Gand-Wevelgem ou au GP de l'E3 Harelbeke. Au-delà de ceci, nous avons malheureusement dû modifier une partie du parcours en dernière minute et nous n'avons pas eu le choix que d'emprunter des rues étroites", s'est défendu Discart qui s'appuie sur l'homologation de l'UCI.

"Nous avons eu le feu vert de l'UCI. Le tracé était en ordre après leur contrôle. Il n'y a que pour le contre-la-montre de samedi que l'on nous a demandé de changer une partie du parcours. Pour le reste, tout était dans les normes. Nous trouvons que toutes nos étapes, et donc celle de ce mercredi à Aalter, sont conformes. Je peux comprendre les critiques de certains coureurs. Après la course, j'ai d'ailleurs demandé à Sam Bennett si tout s'était bien passé. La perception du danger diffère en fonction de chaque personne", a conclu Discart.

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