Lelangue : "Victor Campenaerts a une belle chance de réussir"

John Lelangue
John Lelangue - © ERIC LALMAND - BELGA

Dans quelques heures, Victor Campenaerts s'attaquera au record de l'heure (mardi 16 avril ou mercredi 17 avril en fonction des conditions) sur la piste du vélodrome de Aguascalientes, au Mexique. Pour cette tentative, le rouleur belge a reçu le soutien de son équipe Lotto-Soudal. Pour le manager John Lelangue, il était naturel d'accompagner Campenaerts.    

"C'est un beau projet, unique. Et même si ça ne concerne qu'un seul coureur, c'est fédérateur pour toute l'équipe car on est tous derrière lui. Dans une vie, il y a très peu d'opportunité pour une équipe World Tour de se lancer dans ce type de projet. Et avec Victor Campenaerts, on a quelqu'un de motivé. Il en parle sans cesse. On a une belle chance de réussir, donc ça valait le coup de s'investir un tout petit peu dans ce projet là. (...) On a fait le choix dans l'équipe de le libérer un peu pour préparer ce rendez-vous. Mais c'était le bon moment pour se lancer dans cette tentative. Après, Victor s'attaquera à la préparation des Jeux de Tokyo de 2020", explique John Lelangue.

Une motivation extrême

"Il est prêt, il a fait ce qu'il fallait faire. Après le stage de l'équipe en décembre, il est parti seul deux mois en Namibie pour s'acclimater à l'altitude et à la chaleur. Il a pu s'y entraîner dans de bonnes conditions et faire ce qu'il avait envie de faire. Là-bas, 24 heures sur 24, il était un cycliste. Il ne vivait que pour ça, pas d'obligation médiatique ou commerciale, pas de voyage, aucun déplacement. Il pouvait vraiment se concentrer sur l'essence même du métier de coureur. Pratiquement une vie monacale : dormir, se réveiller, manger, s’entraîner, s'étirer, faire sa séance de musculation, aller nager, redormir, etc. Et tout cela pendant deux mois. Il faut une motivation assez extrême que pour pouvoir vivre de cette manière là. Avec ce stage en Namibie, il devrait déjà être acclimaté (ndlr: au vélodrome mexicain de Aguascalientes, il retrouvera les mêmes conditions qu'en Namibie). Là, il reste à peaufiner les détails, notamment les détails techniques propres à la piste comme trouver le bon rythme, les bonnes trajectoires et s'habituer à cet exercice si spécifique. Si ses chances n'avaient pas été totales, on n'aurait pas été au bout de cette démarche. C'est important d'y aller et de pouvoir y croire. On sait que Victor est un vrai spécialiste, avec une belle marge de progression. (...) On y croit à 100%"

Le Mexique, comme Eddy Merckx en 1972

Comme Eddy Merckx en 1972, Victor Campenaerts compte améliorer ce record de l'heure sur une piste mexicaine. "D'abord parce que c'est un vélodrome super rapide, tous les coureurs qui y sont passés disent que c'est très rapide. Mais aussi parce que c'est en altitude, à 1.888 mètres. On sait qu'en allant là-bas, on met tout en notre faveur. C'est clair que niveau logistique et préparation, on se complique un peu la tâche. Mais en allant jusqu'au Mexique, les conditions atmosphériques et climatologiques seront idéales", explique John Lelangue

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