Le coronavirus stresse aussi les organisateurs du Grand Prix Samyn

L'épidémie de coronavirus continue de bousculer le monde du sport. Le début du printemps des classiques cyclistes est en péril puisque certaines épreuves italiennes comme les Strade Bianche (7 mars) et Milan-San Remo (21 mars) sont susceptibles d'être purement et simplement annulées. Et puis, à l'allure à laquelle se propage le virus en Europe, les organisateurs de courses en Belgique se posent, eux aussi, de légitimes questions. 

Samuël Grulois en a parlé avec Philippe Liénard, l'un des responsables du Grand Prix José Samyn, la course d’ouverture wallonne programmée mardi prochain entre Quaregnon et Dour, dans le Hainaut, et dont le parcours a été officiellement présenté ce mercredi. Philippe Liénard le reconnaît : il est loin d'être rassuré à quatre jours de l'évènement.

Monsieur Liénard, ce qui se passe en Italie depuis quelques jours vous tracasse-t-il ?

" En tant que président de l’ASBL Wallonia Samyn, ce sont évidemment des choses qui me traversent l’esprit. Jusqu’il y a quelques jours, je pensais surtout aux tempêtes car la sécurité des coureurs et du public est mise en danger quand le vent souffle trop fort. Sur une course cycliste, il y a plein de barrières, de panneaux publicitaires, de chapiteaux… Mais maintenant, voilà en plus ce coronavirus, qui est aussi un stress ! Je n’imagine pas devoir annuler le Samyn pour une telle raison, ce serait vraiment embêtant. "

Vivement mardi soir pour avoir tout ce stress derrière nous ! Annuler le Samyn ? J’avoue que c’est quelque chose que je crains, oui, pour l’instant.

En Italie, on se pose légitimement la question vu les circonstances là-bas. En Belgique, nous n’avons pas encore de signaux alarmants. Mais vous seriez obligés de vous poser la question de l’annulation si jamais les autorités compétentes vous incitez à le faire ?

" Oui. Et d’ailleurs, je me pose déjà la question ma intenant, c’est simple. Vivement mardi soir pour avoir tout ce stress derrière nous ! J’avoue que c’est quelque chose que je crains, oui, pour l’instant. "

Si certaines épreuves devaient être annulées en Italie, vous pourriez " récupérer " sur le Grand Prix Samyn des coureurs en mal de courses, non ?

" Certes. Mais ça ne me fait pas sourire. C’est vrai que le malheur des uns peut faire le bonheur des autres. Mais étant moi-même organisateur, je me mets à la place des responsables des Strade Bianche par exemple. Ce serait vraiment malheureux d’arriver à une annulation. Personnellement, je trouve triste de devoir parler de telles choses, d’annulations, de reports… Pour moi, c’est idiot d’annuler des courses pour ce virus. "

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