Le calendrier cycliste : quels enseignements ?

L'Union Cycliste internationale a dévoilé son nouveau calendrier pour la saison 2020. Certaines habitudes seront bouleversées, quels sont les grands enseignements ?

Le Tour de France est plus que jamais le centre du monde

Tout tourne autour du Tour de France, le seul grand événement sportif qui devrait (le conditionnel reste de mise, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire) pouvoir se dérouler en cette année 2020 de pandémie. La priorité absolue était de fixer de nouvelles dates (29 août au 20 septembre) et, ensuite, de façonner un avant et un après Grande Boucle.


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Avant le Tour : très peu de montagne

Les Strade Bianche (Routes Blanches) et Milan-Sanremo seront les deux seules grandes courses d’un jour qui ne subiront aucune concurrence d’un des trois grands tours. Le Tour de Pologne et le Critérium du Dauphiné Libéré (en format réduit) sont les deux seules épreuves à étapes planifiées dans le calendrier World Tour durant cette période. Entre ceux qui pour qui ce sera la seule opportunité de préparer le Tour de France et ceux qui ne disputeront pas la Grand Boucle mais qui auront soif de compétition, les places seront chères.

La London Classic, le Grand Prix de Plouay et les championnats nationaux (il y a toujours un doute au sujet de leur organisation en Belgique) complètent le programme.

Pendant le Tour : peu de concurrence

Si le Tour d’Espagne et surtout le Tour d’Italie seront confrontés à une très forte concurrence, ce sera beaucoup moins le cas du Tour de France. Une seule course à étapes, Tirreno-Adriatico où viendront prioritairement ceux qui s’aligneront sur le Giro (on pense à Remco Evenepoelet les deux courses canadienne, le Grand Prix de Québec et de Montréal.

Après le Tour : un mois d’octobre de folie

La Flèche Wallonne se déroulera donc quelques heures après les championnats du monde en ligne, trois jours avant le grand départ du Tour d’Italie et en concurrence directe avec l’ancien Tour du Benelux qui prendra son envol la veille de l’arrivée au sommet du mur de Huy.

Toutes les classiques flamandes ainsi que Paris-Roubaix et Liège-Bastogne-Liège se dérouleront pendant le Giro. La probabilité de voir Vincenzo Nibali ou le champion d’Europe Elia Viviani sur nos routes est donc quasi nulle.

Paris-Roubaix le 25 octobre ? Il faudra que les derniers arrivent avant la nuit !

Ce Paris-Roubaix inédit sera une véritable attraction pour deux raisons au moins : une version féminine pour la toute première fois et le choix de la date. Fin octobre, le soleil se couche avant 17h30. Sachant que les derniers classés arrivent habituellement une demi-heure environ après le vainqueur, il faudra donc partir plus tôt pour y voir encore quelque chose. Et que nous réservera la météo à cette période de l’année ? Cela pourrait ne pas déplaire aux spécialistes du cyclo-cross, Mathieu van der Poel et Wout Van Aert.

Le Giro et la Vuelta se chevaucheront

Inédit, le chevauchement entre Tour d’Italie et le Tour d’Espagne . Cela durera six jours, les six derniers du Giro et les six premiers de la Vuelta.

Il n’y aura donc pas beaucoup d’Espagnols à Paris-Roubaix, ce n’est pas nouveau, et au Tour de Lombardie.

Une page du la saison cycliste s’était provisoirement refermée le 14 mars à Paris-Nice. Une nouvelle page devrait s’ouvrir, dans le calendrier World Tour, le 1er août avec les Routes Blanches, en Toscane, pour se fermer définitivement en 2020, comme d’habitude pour les grandes classiques, au Tour de Lombardie. Une saison inédite qui redémarrerait et s’achèverait en Italie, un pays qui a payé un tellement lourd tribut à la pandémie du Coronavirus, est-ce un simple hasard ou un signe du destin ? Ce serait assurément tout un symbole.

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