La descente de Sormano, dangereuse et source de malchance pour les Belges

Les images de la chute de Remco Evenepoel au Tour de Lombardie ont glacé le sang de tous les amateurs de cyclisme. La chute s’est produite dans la descente du Mur de Sormano, une descente réputée dangereuse. Evenepoel est le quatrième Belge à avoir chuté récemment dans ce moment charnière du Tour de Lombardie.

2017, Jan Bakelants et Laurens De Plus ont la frayeur de leur vie

L’ancien porteur du maillot jaune Jan Bakelants a connu la chute dans cette descente. Victime d’une glissade, il a connu l’inimaginable suraccident de se voir rouler dessus par une moto accréditée par la course. Celui qui porte aujourd’hui les couleurs de Circus-Wanty Gobert garde un souvenir horrifié de cet épisode qui s’est passé loin des caméras.

Dans le même temps, Laurens De Plus est lui aussi tombé. L’Alostois manque un virage au cœur de la descente avant de passer au-delà d’une barrière de sécurité. La question se pose dès lors par rapport à cette descente, pointée comme dangereuse. L’est-elle trop ? "La course est la course," rappelle Gérard Bulens, consultant RTBF qui connaît très bien ces routes. "Ils étaient 7 dans le groupe de tête, les 6 premiers sont passés, le 7e qui était distancé n’est pas passé. C’était Remco." "Dans le cas Bakelants-De Plus, c’est la chute de l’un qui a amené la déviation de la trajectoire de l’autre. On ne peut pas retirer tous les obstacles d’une course."

 

2012, Philippe Gilbert chute pour sa première en arc-en-ciel

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La descente du Mur de Sormano, dangereuse et source de malchance pour les Belges © ERIC LALMAND - BELGA

Fin d’année 2012, Philippe Gilbert est heureux de pouvoir arborer son maillot de champion du monde, glané à Valkenburg quelques jours plus tôt. Mais dans un Tour de Lombardie sous la pluie, les routes sont d’autant plus piégeuses. Il l’apprend à ses dépens à 80km de l’arrivée. Victime d’une glissade dans une descente humide. Il ne remontera pas sur le vélo ce jour-là. Celui qui est alors le double vainqueur de l’épreuve s’en tire avec une grosse frayeur. Gérard Bulens conclut : "l’UCI doit contrôler les parcours, mais je ne pense pas qu’il va y avoir une intervention après l’incident d’aujourd’hui. L’accident Groenewegen-Jakobsen était bien plus grave d’un point de vue sécurité, compte tenu du fait que les barrières Nadar n’étaient pas attachées."

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