Inédit : présence confirmée d'un moteur sur un vélo

Lors d'un point presse dimanche à Heusden-Zolder, Brian Cookson, le président de l'Union cycliste Internationale (UCI), a confirmé la présence d'un moteur électrique sur le vélo de Femke Van den Driessche, lors des Mondiaux de cyclo-cross. Ce dopage mécanique risque de coûter cher à la jeune espoir belge et son équipe: une suspension de minimum six mois et sans maximum, ainsi qu'une lourde amende.

"Le règlement concernant les sanctions sur les fraudes technologiques sont très claires", a expliqué Cookson. "Il s'agit d'une suspension de minimum six mois, et sans limite maximale. Mais je ne peux pas encore m'étendre plus sur cette affaire. Le dossier est maintenant dans les mains de la Commission Disciplinaire et je ne vais donc pas donner plus de détails. Je ne peux pas non plus vous donner plus d'explications sur le moteur décelé. Si l'équipe belge et sa fédération peuvent être aussi sanctionnés? Je ne peux pas non plus vous donner de réponse."

Outre les sanctions sportives, de lourdes amendes sont prévues, tant pour l'athlète que pour son équipe Kleur Op Maat-NoDrugs, qui l'emploie. Selon le règlement UCI, qui a été adapté au 30 janvier 2015, une fraude de telle sorte peut être sanctionnée d'une amende entre 18.000 et 180.000 euros (20.000 et 200.000 francs suisses) pour l'athlète. Pour son équipe, qui risque également une suspension de six mois, le montant peut varier entre 90.000 et 900.000 euros (100.000 à 1 million de francs suisses).

"Nous avons contrôlé samedi plusieurs vélos au sein de toutes les catégories", a encore expliqué Cookson. "Nous entendons parler de ce type de fraude depuis longtemps. Maintenant c'est la réalité. Devons-nous en conclure que le phénomène est très répandu, je n'en sais rien!"

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