John Degenkolb s'adjuge la Primavera

John Degenkolb s'adjuge la Primavera
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John Degenkolb s'adjuge la Primavera - © YUZURU SUNADA - BELGA

John Degenkolb (Giant-Alpecin) a remporté la 106e édition de Milan-Sanremo. L'Allemand a réglé un petit groupe d'une trentaine de coureurs sur la Via Roma. Il devance Alexander Kristoff (Katusha), le vainqueur sortant, et Michael Matthews (Orica). Philippe Gilbert a chuté dans la descente du Poggio.

Il y a un an, Degenkolb avait crevé au pied du Poggio et avait vu s'envoler ses rêves de succès. Il a pris une éclatante revanche cette année.

L'Allemand a attendu patiemment son heure dans la roue de Kristoff. Malgré un énorme travail de Paolini, le Norvégien, archi-favori, s'est retrouvé un peu tôt dans le vent. Il a dû lancer son sprint de loin et il s'est fait déborder par le coureur de Gera. Le vainqueur 2014 doit se contenter de la deuxième place.

Michael Matthews (Orica-GreenEdge), Peter Sagan (Tinkoff-Saxo) et Niccolo Bonifazio (Lampre) complètent le top 5. Pour la première fois depuis cinq ans, Fabian Cancellara, 7e, (Trek) ne monte pas sur le podium.

Gilbert chute en fin de course

Les BMC ont tenté de dynamité la course dès la Cipressa. Philippe Gilbert et Greg Van Avermaet ont tenté leur chance dans le Poggio. Le Remoucastrien est malheureusement tombé dans la dernière descente. Le Waeslandien avait lui grillé toutes ses cartouches avant le sprint final. Jurgen Roelantds se classe 11e et premier belge.

Comme souvent, cette 106e Primavera a mis du temps à se décanter. La pluie, qui s'est abattue sur les coureurs pendant toute la première partie de la course, n'incitait, il est vrai, pas aux folles chevauchées. D'ailleurs la bonne échappée s'est formée rapidement avec onze coureurs dont le Belge Serge Pauwels (MTN).

Les Capi ont ensuite fait exploser ce groupe et ont permis à un quatuor (Pauwels, Bono, Bérard et Pirazzi) de se détacher. Matteo Bono a été le dernier à résister. L'Italien de Lampre a été avalé dans la Cipressa où BMC et Sky ont essayé de mettre le feu. Daniel Oss et Geraint Thomas se sont isolés en tête et ont abordé le Poggio avec une poignée de secondes d'avance.

Sous la conduite de Paolini, le peloton a gravi la première partie de l'ascension au train. Gilbert puis Van Avermaet ont secoué le groupe des favoris. Le Waeslandien a viré dans la roue de Thomas à la cabine téléphonique et a tout donné dans la descente. Sans succès. Gilbert est lui tombé avec Stybar, Kwiatkowki et Ciolek. La Classissima s'est donc jouée au sprint et Degenkolb s'est imposé en puissance sur la Via Roma.

John Degenkolb est le quatrième Allemand à inscrire son nom au palmarès de Milan-Sanremo après Rudi Altig (1968), Erik Zabel (1997, 1998, 2000, 2001) et Gerald Ciolek (2013).

A 26 ans, le sprinter de Giant-Alpecin remporte son plus beau succès, son premier monument. Il a déjà gagné neuf étapes sur la Vuelta et une sur le Giro. L'Allemand s'est aussi imposé dans Cyclassics, à Paris-Tours (2013) et à Gand-Wevelgem (2014).

M. Weynants

LES FAITS MARQUANTS :    

16h52 : Gilbert, Stybar, Kwiatkowski et Ciolek au tapis

Gilbert, Stybar, Kwiatkowski et Ciolek tombent dans la descente du Poggio. Van Avermaet n'a pas relâché son effort mais il n'a pas réussi à faire le trou. Ils sont une trentaine dans sa roue dont Kristoff, Sagan, Matthews, Cancellara ou Valverde.

16h47 : Thomas s'isole dans le Poggio, Gilbert et Van Avermaet essaient

Thomas décramponne Oss et s'en va seul à un peu plus de 7 kilomètres de l'arrivée. Dans le peloton, on monte au tempo sous la conduite de Paolini ... jusqu'à l'accélération de Gilbert. Van Avermaet y va à son tour et revient dans la roue de Thomas au moment de s'élancer dans la descente.

 

16h35 : Oss et Thomas en tête avant le Poggio

BMC a décidé d'animer la fin de course. Les équipiers de Gilbert et Van Avermaet sont dans tous les coups. Daniel Oss part après la Cipressa. Il est accompagné de Geraint Thomas (Sky). Les deux hommes creusent sur le peloton.

Tous les favoris se replacent avant la dernière cote. Trek (Cancellara) et Katusha (Kristoff) emmènent le peloton et conservent les échappées à distance respectables. Le duo aborde le Poggio avec 16 secondes d'avance.

16h22 : BMC enflamme la Cipressa, Démare tombe

Dans la Cipressa, c'est fini pour Bono. Greg Van Avermaet (BMC) et Zdenek Stybar (Etixx-Quick.Step) sortent du peloton et rejoignent le trio Sky. Ils sont repris mais l'équipe britannique poursuit l'effort et durcit la course. Alessandro De Marchi, Silvan Dillier et Daniel Oss (BMC) enchainent. Mais aucune différence ne se fait.

Arnaud Démare (FDJ) tâte du bitume et connait un ennui mécanique. Ses chances de victoires s'envolent.

Dans l'ascension, Gilbert, Sagan ou Cavendish ont semblé bien en jambes.

16h17 : Bono en solo

L'Italien Matteo Bono (Lampre) a profité de la traversée d'Imperia pour fausser compagnie à ses compagnons d'échappés. Serge Pauwels et Julien Bérard sont en contre. Suivent ensuite le trio Sky et le peloton. Lotto-Soudal et FDJ mènent la chasse avant la Cipressa.

16h09 : Chutes dans la descente vers Imperia

S'il ne pleut plus, la route est encore humide et le peloton est secoué par deux solides chutes dans la descente du Capo Berta. Schär, Boeckmans et Jensen sont impliqués dans la première.

En tête de groupe, Sky fait la descente. Un ses coureurs glisse sur une ligne blanche et entraîne un Lampre avec lui.

Trois Sky se retrouvent isolés devant le peloton : Geraint Thomas, Ben Swift et Luke Rowe. Ils prennent une trentaine de seconde d'avance.

16h03 : Le groupe de tête s'égrène dans les Capi

Serge Pauwels (MTN) prend l'initiative et augmente le rythme en tête. Sebastian Molano (Columbia) est le premier lâché. Maarten Tjallingii (Lotto NL), le Tchèque Jan Barta (Bora), le Polonais Adrian Kurek (CCC), Andrea Peron et Tiziano Dall'Antonia sautent à leur tour.

Au sommet du Capo Berta, ils ne sont plus que quatre : Serge Pauwels (MTN), Stefano Pirazzi (Bardiani), Mateo Bono (Lampre), Julien Bérard (Ag2r-La Mondiale).

L'écart est tombé à 2 minutes. Lotto-Soudal et Saxo-Tinkoff se sont positionnés aux avant-postes du peloton.
 

15h30 : On accélère le tempo

Etixx-Quick Step a envoyé Stijn Vandenbergh au charbon. La formation belge épaule désormais Katusha en tête d'un peloton qui se rapproche de plus en plus des échappés. Il y a 3 minutes et 20 secondes entre les deux groupes à 60 kilomètres de la ligne.

Les choses sérieuses vont débuter avec l'ascension des Capi.

15h02 : Écart stabilisé

Il reste 80 kilomètres et le peloton, toujours emmené par Katusha et Tinkoff-Saxo, gère son effort. L'écart se maintient autour des 5 minutes. Dix kilomètres plus loin, les poursuivants ont gagné une minute pleine et pointent à 4 minutes.

14h15 : Du renfort pour Katusha, première chute

Katusha, qui a assuré la majorité de la poursuite jusqu'à présent, reçoit du soutien en tête de peloton. Lampre (Pozzato, Rui Costa), qui a pourtant un homme devant (Bono) et Tinkoff-Saxo (Sagan) délèguent des coureurs pour faire le tempo. L'effet est pratiquement immédiat : l'avance de l'échappée chute à 4'15. Encore 128 kilomètres.

C'était assez calme depuis le départ mais voilà la première chute. Les Américains Chad Haga (Giant-Alpecin) et Benjamin King (Cannondale-Garmin) sont les victimes.

13h48 : L'échappée au sommet du Turchino

Les onze hommes de tête sont passés au sommet du Passo del Turchino. Ils comptent encore un peu plus de 5 minutes d'avance.

Ils ont parcouru 129 kilomètres lors des trois premières heures de course. Malgré la pluie, on roule donc à 43km/h de moyenne depuis le départ.

Il reste cinq ascensions : le Capo Mele, le Capo Cervo, le Capo Berta, la Cipressa et le Poggio.

13h42 : Le grand retour de la Via Roma

Laurent Bruwier vous propose un petit flash back sur l'histoire de la mythique Via Roma où sera jugée l'arrivée en fin d'après-midi.

12h57 : L'écart diminue ... doucement

Décidément le peloton n'est pas épargné par la météo cette saison en Italie. Il y avait déjà eu la neige et la pluie à Tirreno-Adriatico, et ça continue de "flotter" sur la Primavera. 8°C et de la pluie ce matin au départ, les coureurs se sont habillés en conséquence.

En attendant, le peloton continue de se rapprocher lentement des échappés. A 180 kilomètres de la Via Roma, les fuyards ne comptent plus "que" 6'50 d'avance.

11h57 : Katusha prend les choses en mains

Les échappés se dirigent tranquillement vers le Passo del Turchino, première difficulté du jour. Katusha a pris les commandes du peloton pour stopper l'hémorragie et garder le groupe de tête sous contrôle. Smukulis et ses équipiers font un gros travail pour Kristoff, le grand favori du jour, et ramènent l'écart à 7 minutes et 35 secondes au kilomètre 80.
 

10h29 : Pauwels dans la bonne échappée

C'est la première classique de la saison et les coureurs ont des fourmis dans les jambes. Un groupe d'une dizaine de coureurs se détache dès le 5e kilomètre. Serge Pauwels (MTN) y représente la Belgique. Il est accompagné par le Néerlandais Maarten Tjallingii (Lotto NL), le Français Julien Bérard (Ag2r-La Mondiale), le Tchèque Jan Barta (Bora), le Colombien Sebastian Molano (Columbia), le Polonais Adrian Kurek (CCC) et cinq Italiens (Peron, Frapporti, Pirazzi, Bono et  Dall'Antonia).

Andrea Peron, comme tous ses équipiers de Novo Nordisk, souffre de diabète de type 1.

Le peloton laisse faire et après 11 bornes l'écart est déjà monté à plus de trois minutes. Et cela continue, la marge des attaquants grimpe au-dessus des dix minutes au kilomètre 37.

10h10 : Le départ a été donné

Le peloton s'est élancé en direction de Sanremo et de sa Via Roma. 293 kilomètres sont au menu des coureurs pour cette 106e édition de la Classicissima. Martijn Verschoor (Novo Nordisk) est le seul "non partant" du jour.

10h00 : De la pluie au départ

"La météo est le facteur le plus important", estime Fabian Cancellara, vainqueur en 2008 et sur le podium des quatre dernières éditions (2ème en 2011, 2012 et 2014, 3e en 2013). La pluie présente au départ devrait à nouveau durcir la course.

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