Jean-Jacques Vandenbroucke : " Mon fils Frank est devenu un mythe ! "

Les frangins Jean-Jacques (72 ans) et Jean-Luc Vandenbroucke (64 ans) sont, chacun à leur manière, étroitement liés au destin de Frank Vandenbroucke, décédé il y a tout juste une décennie, le 12 octobre 2009, au Sénégal. Jean-Jacques, c’est le papa, le mentor, le protecteur. Jean-Luc, c’est l’oncle, le premier exemple, le premier directeur sportif aussi, chez Lotto, en 1994. Il a rebaptisé sa course Binche-Chimay-Binche, le Mémorial Frank Vandenbroucke.

Jean-Jacques et Jean-Luc ont tous les deux assisté de près aux exploits du gamin, à sa descente aux enfers aussi. Ils ont tenté de l’aider mais sans succès. Au moment du décès, certaines voix se sont élevées pour accuser la famille de n’avoir rien fait. Mais Frank avait décidé de vivre sa vie comme il l’entendait…

Alors même si ce fut parfois tendu, voire très tendu, entre eux, les VDB sont restés soudés. Aujourd’hui encore, leurs yeux s’embuent quand il s’agit d’évoquer le fiston ou le neveu. Avec l’anniversaire de son décès, Frank fait un retour remarqué dans l’actualité. " Ça ne s’atténue pas, que du contraire ! Frank est un peu devenu un mythe ", constate son papa Jean-Jacques. " Chez nous, à Ploegsteert, je vois de plus en plus de personnes venir saluer sa tomber au cimetière municipal. Il a marqué les esprits, c’est tout. Peut-être par ses dérapages. Peut-être par ses déclarations. Peut-être par ses résultats. Tout ça, ça reste dans l’esprit des gens contrairement à d’autres coureurs décédés qui ont malheureusement disparus de nos souvenirs. Je n’ai pas toujours été d’accord avec ce que mon fils a fait dans sa vie. Mais c’était vraiment un champion d’exception. On a essayé de l’aider. Je n’ai aucun regret. La vie en a décidé ainsi et pas autrement... "

Souvenez-vous de ces photos-chocs avec Frank menotté… Et puis, il y a eu ses tentatives de suicide. Sans oublier ses grandes victoires. Tous ces éléments ensemble ont fait de lui un personnage incontournable dont on parle encore maintenant. C’est du… James Dean.

Cette popularité intacte, décuplée même, Jean-Luc Vandenbroucke ne peut que la constater lui aussi. " A l’époque de son décès, on ne se rendait pas compte de sa notoriété. Mais aujourd’hui, il est devenu une icône, plus encore en Flandre qu’en Wallonie même si ça commence aussi à prendre de l’ampleur au sud du pays. C’est un être exceptionnel. Regardez l’engouement qui existe autour de sa fille Cameron ! Il est devenu une icône parce qu’il a justement eu un parcours chaotique parsemé de faits divers. Souvenez-vous de ces photos-chocs avec Frank menotté… Et puis, il y a eu ses tentatives de suicide. Sans oublier ses grandes victoires évidemment. Tous ces éléments ensemble ont fait de lui un personnage incontournable dont on parle encore maintenant. C’est du… James Dean. On peut vraiment faire la comparaison avec la star de cinéma. "

Cette adoration d’une partie du public dix ans après le décès de Frank Vandenbroucke a quelque chose de… dérangeant. Pour Jean-Luc, c’est compliqué à expliquer. " Personnellement, j’ai des difficultés à comprendre cet engouement. Pourquoi le public met-il encore autant d’amour sur une personne qui est partie depuis dix ans et qui a surtout défrayé la chronique avec de gros problèmes extra-sportifs ? C’est sa personnalité et son charisme qui ont construit cette popularité qui dépasse l’imagination. "

Personnalité, charisme et talent évidemment. Frank VDB résumé en trois mots.

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