"Je n'ai pas gagné l'argent, j'ai perdu l'or !", regrette Bjorg Lambrecht

Bjorg Lambrecht
Bjorg Lambrecht - © JEAN-SEBASTIEN EVRARD - AFP

"Je n'ai pas gagné l'argent, j'ai perdu l'or !", regrette Bjorg Lambrecht, devancé de quelques centimètres par le Bélarus Alexandr Riabushenko ce samedi à l'arrivée du championnat d'Europe de cyclisme sur route espoirs (U23) à Plumelec, en Bretagne. "Je suis très déçu. C'est un sentiment normal quand l'écart entre le titre et la 2ème place est tellement faible qu'il faut une photo pour le mesurer..."

Certes, mais l'Italien Vincenzo Albanese, encore en tête à 250 mètres de la banderole où il a été submergé par le peloton, pouvait lui se montrer encore plus déçu. Aucun podium n'a en effet récompensé ses efforts, son courage et son intrépidité.

En grande partie à cause de l'équipe belge, d'ailleurs, ainsi qu'en convenait Lambrecht.

"L'équipe a fourni un travail incroyable lors de la poursuite", soulignait-il en effet à l'arrivée. "Elle avait aussi veillé à ne pas laisser l'écart atteindre de trop grandes proportions. Je n'ai jamais paniqué parce que les trois échappés (Albanese, le Russe Artem Nych et le Français David Gaudu, vainqueur du Tour de l'Avenir, ndlr) n'ont jamais pu se mettre hors de portée. C'était d'ailleurs impossible à trois. Ils auraient dû être huit ou neuf pour avoir une chance de réussir. Surtout qu'il y avait pas mal de vent dans la finale et que les trois devant étaient davantage grimpeurs que rouleurs. Bref je savais qu'ils ne tiendraient pas. Personnellement je ne me sentais pas trop bien à la mi-course. J'ai même dit à Benjamin De Clercq qu'il pouvait tenter sa chance. Mais il a refusé parce qu'il avait confiance en moi et je l'en remercie. J'avais mal au dos, mais plus du tout sur la fin. Benjamin a alors fait un travail monstrueux derrière les échappés dans cette montée, et c'était ensuite à moi de jouer. J'ai peut-être dû lancer le sprint d'un peu trop loin, mais je n'adresse aucun reproche à personne. Tout le monde avait déjà tellement travaillé jusque là. Le Biélorusse m'a débordé, mais je pensais l'avoir repassé sur la ligne. J'étais sûr que l'or était pour moi..."

La joie dans le camp belge fut cependant d'assez courte durée. "Cette déception va encore me coller au corps un certain temps", prévoit Bjorg Lambrecht. "Mais je veux l'oublier le plus vite possible. Peut-être que cette médaille argent me remplira même de fierté dans quelques jours..."

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