Incident au passage à niveau au GP de l'Escaut: "Il fallait neutraliser la course"

Ce mercredi, Quick-Step Floors a donc continué sa série sur le Grand Prix de l'Escaut grâce au Néerlandais Fabio Jakobsen. Cependant, c'est l'incident au kilomètre 104 qui était au centre des discussions après la course. 

Rappel du contexte : Au kilomètre 96, le peloton a relancé l'allure à la sortie de la zone de ravitaillement. Peu après, une grosse chute provoquée par une voiture en contre-sens scinde le paquet en trois morceaux. La bataille pour réintégrer la première partie du peloton fait rage. Quand arrive le passage à niveau du kilomètre 104", explique Jimmy Duquennoy (WB-Aqua Protect-Veranclassic)

Une partie du peloton a réussi à franchir le passage lorsqu'il était ouvert. Lorsque le groupe suivant, se trouvant à une dizaine de secondes, est arrivé, les barrières s'abaissaient et le feu était rouge. Mais 35 coureurs, dont Dylan Groenewegen, Arnaud Démare, Tony Martin et Kris Boeckmans, ont forcé le passage. Ils ont été mis hors course. "Je ne critique pas mon exclusion de la course. Cependant, des coureurs de la première partie du peloton sont également passés au rouge. C'est ça mon problème. Les commissaires n'ont pas été conséquents jusqu'au bout", estime Kris Boeckmans (Vital Concept Cycling Club). 

Le Néerlandais Dylan Gronewegen (LottoNL-Jumbo) partage cette version des faits. "J'étais dans un groupe à quinze secondes du peloton principal. J'ai vu les feux s'allumer pour le premier peloton qui a pu continuer sa route. Nous avons fait de même et nous avons été exclus de la course. Je tiens à rappeler qu'en course, ce n'est pas la première chose à laquelle tu fais attention. Ce n'est pas une excuse en soi. J'assume et je ne conteste nullement la décision. J'ai enfreint le règlement. Néanmoins, il faudrait qu'il soit appliqué à tout le monde."

La discussion tournait donc surtout autour de la première partie du peloton. "Je pense que l'avant du premier peloton a suivi les règles", affirme Jimmy Duquennoy complété par Laurens De Vreese (Astana Pro Team) : "Mais la moitié du premier peloton a roulé sur les rails alors que les feux étaient sur le rouge. Tout comme un motard de la course . C'est du jamais vu. Il doit être sanctionné selon moi. Il fallait tout simplement neutraliser la course à ce moment-là."

Cependant, le directeur sportif Wilfried Peeters se demande "comment arrêter un groupe lancé à plus 60 km/h à ce moment-là?" Son homologue chez Groupama-FDJ Marc Madiot ne masquait pas sa frustration à l'arrivée : "Je ne comprends pas. Il n'y avait même pas dix secondes entre les groupes. Au moment du barrage, les commissaires auraient dû arrêter tout le monde. Ils ont eu de la chance. Pour le même prix, la barrière aurait pu se fermer au milieu du peloton car c'était très étiré à ce moment-là, mais éliminer 35 coureurs de cette manière, c'est du n'importe quoi."

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