Il y a 30 ans, la Flèche Wallonne c'était le Mur de Claud(Hu)y !

Lors d’une Flèche Wallonne que nous avions commentée ensemble au micro de la RTBF, Claudy Criquielion, hilare, me fit cette confidence. "La veille de la Flèche 1989, ma femme Linda m’avait demandé de laver la voiture. Une tâche que je n’apprécie pas vraiment. Je lui ai donc promis de lui ramener le bouquet de fleurs du vainqueur si elle me remplaçait, un seau d’eau et une éponge à la main."

Vainqueur en solitaire quatre ans plus tôt, maillot de champion du monde sur le dos, Claudy se présente cette fois au pied du Mur de Huy avec le Néerlandais Steven Rooks, deuxième du dernier Tour de France où il fut aussi sacré roi de la montagne !

Des milliers de spectateurs ont pris d’assaut le chemin des chapelles (le véritable nom du Mur). La foule frénétique scande son prénom. Porté par les cris du public, Criquielion est survolté. Il va piéger Rooks en attaquant par l'extérieur du Mur, là où la pente n'est "que" de 23 %, obligeant Steven Rooks à passer par le côté gauche et ses 27 % avant de triompher devant des spectateurs en délire. En souvenir de cet exploit, le célèbre virage du Mur de Huy porte désormais officiellement le nom de "Virage Claudy Criquielion" et une stèle à la mémoire du champion wallon y a été érigée.

Laissons le mot de la fin à Claudy : "Ce mercredi 12 avril 1989, après la cérémonie protocolaire et les interviews, il y avait encore tellement de monde autour de notre véhicule que j’ai mis plus de temps pour descendre le Mur de Huy en voiture qu’à le monter trois fois en vélo !"

Trente ans plus tard, et quatre ans après sa tragique disparition, parce que le temps qui adoucit la peine n'efface pas le souvenir, "Crique-le-Lion" restera à jamais dans nos cœurs.

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