Gilbert : "Pareille course, il vaut mieux la faire que la subir"

Philippe Gilbert était venu avec ses équipiers au 50e Grand Prix Samyn pour se tester avec son nouveau matériel en vue de Paris-Roubaix. Le test n'a pas été totalement concluant à cause, essentiellement, du froid. Le Liégeois, 2e derrière son coéquipier néerlandais Niki Terpstra, a fait la course, pour ne pas la subir. Il en est sorti satisfait.

L'édition 2018 du Samyn a été une très dure, disputée par une température sous zéro degré. Les organismes ont subi pendant les cinq heures de l'épreuve hennuyère qui comptaient de nombreux secteurs pavés dans son circuit final. Philippe Gilbert et ses équipiers de Quick-Step Floors s'étaient mis en mode Paris-Roubaix pour l'occasion. Le Liégeois nourrit une grande envie pour la classique nordiste qu'il disputera le 8 avril prochain.

"Les conditions de courses du GP Samyn ont été extrêmes, mais ce fut le cas pour tout le monde", a indiqué Philippe Gilbert, vainqueur du GP Samyn en 2008. "Cette course a été difficile avec le froid. J'ai personnellement beaucoup souffert juste après l'arrivée, peut-être à cause du fait que je m'étais arrêté, les yeux commençaient à me brûler très fort. Ils ont été abîmés par les cinq heures dans le froid."

L'équipe Quick Step Floors était venue faire la course et ses coureurs ont pris les choses en mains un peu avant la mi-parcours. "Nous étions venus pour travailler. Pareille course, il vaut toujours mieux la faire que la subir. Je pense que nous pouvons être contents du résultat. On savait qu'avec une équipe comme la nôtre, il allait falloir assumer. Nous avons mis en route pour revenir sur les échappés, le vent était bien placé au moment de notre offensive et nous sommes rentrés avec notre équipe au complet. Ce fut beau à voir. Et nous nous sommes classés 1er et 2e, ce qui est encore plus beau."

Philippe Gilbert a avoué s'être méfié, dans la finale, du Français Damien Gaudin (3e) dont il connaissait les qualités de rouleur. "Je me suis méfié de lui, c'est un très bon coureur. Je savais qu'il ne fallait pas attendre la fin car on allait peut-être se faire avoir. J'ai donc décidé de partir de loin mais il n'a pas plié. C'est un gars qui a des références, un prologue de Paris-Nice, un Top 10 à Roubaix."

Philippe Gilbert disputera les Strade Bianche ce samedi 3 mars. "L'idée est d'abord de récupérer avant les Strade Bianche. On y annonce de la boue, ce qui va rendre la course très spéciale. Je ne la connais pas sous cet angle", a conclu Philippe Gilbert.

Un test mécanique pas totalement concluant

Philippe Gilbert avait décidé de tester son vélo spécial en vue de Paris-Roubaix, dont il a fait un grand objectif cette saison. Le but visé n'a pas été totalement atteint pour plusieurs raisons, a indiqué le leader de l'équipe Quick-Step Floors.

"Les conditions climatiques pour ce test de vélo n'étaient pas réunies", a expliqué Philippe Gilbert. "On ne peut donc pas dire que le test a été tout à fait concluant. J'ai essayé mon nouveau vélo pour l'Enfer du Nord. Ce vélo est notamment équipé de suspensions supplémentaires et il a été spécialement fabriqué pour l'Enfer du Nord. Je ne peux cependant pas dire que j'ai pu le tester à fond au GP Samyn. Il y avait d'abord le froid intense qui a pesé sur la course: ce fut dur de ressentir les choses car nous avions plusieurs couches de vêtements et, de plus, il n'est pas facile de courir par ce froid."

Par ailleurs, la configuration des pavés du GP Samyn est différente de celle des pavés nordistes. "Ce sont certes de très beaux pavés mais ils ne sont pas les mêmes qu'à Roubaix où la plupart des secteurs s'abordent à fond, alors qu'au Samyn, ils commencent toujours après un virage et il faut à chaque fois relancer la machine. Mais j'avais quand même de bonnes sensations sur les pavés."

Philippe Gilbert a dû changer de vélo à quelque 60 kilomètres de l'arrivée en raison de problèmes de selle. "Ce sont des choses qui arrivent dans le vélo mais il vaut toujours mieux qu'elles ne vous arrivent pas. Je n'ai pas d'explication au problème que j'ai eu. On tirera les bilans plus tard, chaque chose en son temps."

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