Gilbert et le vélo à huis clos : "Il vaut mieux un événement sans spectateur, que pas d'événement du tout"

Philippe Gilbert (Lotto-Soudal) peaufine sa condition dans les Vosges avant la reprise d’une saison décidément pas comme les autres. Au vu de l’évolution récente de la pandémie, l’ancien champion du monde s’interroge sur le programme des prochaines semaines. Pour pouvoir courir, il est prêt à respecter toutes les mesures sanitaires nécessaires et même à évoluer sans public. "Il vaut mieux un événement sans spectateur, que pas d’événement du tout", résume-t-il.

Une situation de nouveau inquiétante

"On ne sait pas vraiment comment cette fameuse reprise va se passer. L’UCI, les organisateurs, l’équipe ont mis en place pas mal de règles. Il faut respecter tous ces protocoles, afin d’être au départ des courses. En espérant qu’il y ait des courses. En voyant la situation actuelle et le nombre de personnes malades qui augmentent chaque jour, ça devient de nouveau inquiétant."

Bulle et effectif réduit

Chez Lotto-Soudal aussi, on fait tout pour minimiser les risques. "On fonctionne par "bulle". On essaie de rester avec un groupe toujours le même, avec le minimum de personne. Ici en stage, on n’a qu’un mécano et deux soigneurs. On évolue au minimum, presque comme une équipe continentale. Il y a deux tests obligatoires avant les événements. Ce n’est pas très agréable, mais ça fait partie du métier. On n’a pas le choix on y va".
 

Sauver l’essentiel

Les organisateurs du Tour de Pologne ont tranché dans le vif avec une course sans public aux départs et aux arrivées et sans journaliste. Un exemple à suivre ? "J’aime bien regarder d’autres sports. La formule 1 a repris sans spectateur, c’est vrai que ça fait un peu bizarre. Mais en attendant, il y a une course quand même. On sauve le principal. Il reste la télévision et les supports médiatiques pour suivre les événements. Si on arrive même uniquement à faire ça (en cyclisme), on aura sauvé l’essentiel. On aura montré un certain spectacle. Même si nous, on aime le contact avec le public. Il vaut mieux un événement sans spectateur, que pas d’événement du tout".

Le premier rendez-vous coché dans l’agenda du Remoucastrien est fixé le 1er août sur les Strade Bianche de Toscane. Sa campagne italienne le mènera vers Milan-Sanremo, le seul monument qui manque encore à son impressionnant palmarès.

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