Gilbert: "Ce sera plus tactique"

Philippe Gilbert en conférence de presse
Philippe Gilbert en conférence de presse - © Belga

Le champion du monde en titre, Philippe Gilbert, s'attend à "une course plus tactique", dimanche, dans Liège-Bastogne-Liège, la "Doyenne" des classiques cyclistes.

Aux yeux du vainqueur de l'édition 2011, qui a tenu vendredi un point-presse dans les environs de Liège, le changement de parcours, avec la côte de Colonster à l'entrée des vingt derniers kilomètres en remplacement de la côte de la Roche-aux-Faucons (impraticable à cause de travaux de voirie), change la donne.

"Ce sera plus tactique et donc important de s'appuyer sur l'équipe, a estimé le Wallon de la formation BMC. J'ai confiance en elle".

Mais le champion du monde a avoué avoir manqué d'un équipier, mercredi, au pied du mur de Huy, la montée finale de la Flèche Wallonne: "Ici, on court sans Van Garderen et sans Evans, ça fait une grosse différence. Si l'un des deux veut faire le déplacement l'an prochain, ce sera bien pour moi."

Le manager de l'équipe américaine, John Lelangue, a expliqué l'absence de l'Américain Tejay Van Garderen par sa récente paternité et celle de l'Australien Cadel Evans par sa participation au Tour du Trentin durant la semaine.

En réponse à une question sur le scénario le plus prévisible de la course, Gilbert a insisté sur l'importance de la côte de Saint-Nicolas à moins de 7 kilomètres de l'arrivée.

"Personne n'écrase la concurrence"

"Je vois un groupe de 40-50 coureurs au pied de Saint-Nicolas, un sprint de 700 mètres et des micro-cassures au sommet puis des groupes qui se rejoignent. La dernière montée vers Ans est toujours assez compliquée, c'est difficile de garder une avance de 10-15 secondes, ça risque d'être serré", a détaillé le champion du monde.

"Beaucoup de coureurs sont de même niveau, personne n'écrase la concurrence", a ajouté Gilbert, à propos des classiques ardennaises dont les deux premiers volets, l'Amstel Gold Race (Kreuziger) et la Flèche wallonne (Moreno), ont échappé aux favoris. "Il y a un nivellement (par le haut)".

"Courir à la maison est un avantage", a estimé le Remoucastrien. "Ca me rappelle toujours des souvenirs, mon enfance, mon début de carrière et plus récemment ma victoire (de 2011). Je ressens toujours beaucoup d'émotions, j'essaye d'être à la hauteur".

"Mentalement, je suis prêt, il faut juste un peu de réussite", a-t-il poursuivi en reconnaissant: "Le rêve de ma carrière, c'était d'être champion du monde. C'est fait. Mais gagner une classique et surtout Liège-Bastogne-Liège avec ce maillot, c'est quelque chose que je n'aurais jamais osé imaginer."

 

Belga

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