Gérard Bulens : "Campenaerts nous surprend, il pourrait aller très loin à Paris-Roubaix"

Comme chaque jour de course lors de ce Paris-Nice, Rodrigo Beenkens pose quelques questions à Gérard Bulens pour débriefer l’étape qui vient de se terminer. Une sixième étape remportée par Primoz Roglic ce vendredi, où l’on a pu voir un Victor Campenaerts encore offensif et impliqué dans la meilleure échappée de la journée.

On voit tous les jours le nouveau Campenaerts qui a cessé d’avoir pour seul objectif les chronos. Que peut-on en attendre ? "Il nous surprend parce qu’on imaginait que Campenaerts était seulement présent dans des petites courses, ou dans les chronos. Ici, depuis le début de la saison, on l’a vu souvent dans les échappées. Je pense dans les monuments qui arrivent et je pense surtout à Paris-Roubaix, il pourrait intégrer l’échappée et aller très loin. C’est un gars qui a de la résistance, et il a eu l’intelligence de se réorienter, ce qui était nécessaire s’il voulait poursuivre sa carrière."

Tant pour les coureurs qui sont à Paris-Nice que ceux qui disputent Tirreno-Adriatico pour la plupart l’objectif c’est de trouver la meilleure préparation pour Milan Sanremo, la plus longue des classiques, 300 km. Ici à Paris-Nice, on change un peu la donne (ndlr. le parcours a dû être adapté en raison d’un reconfinement dans le Sud de la France) avec 65 kilomètres de moins, ils vont faire de tiers de ce qu’ils devront faire en Italie. Est-ce un handicap pour les candidats à la victoire qui sont sur Paris-Nice ? "Ce n’est certainement pas un avantage effectivement, de manière générale les étapes de Tirreno-Adriatico sont quand même plus longues. Le fait que les deux dernières étapes soient 'tronquées', va forcer les coureurs à s’entraîner après les étapes ou à augmenter l’entraînement après Paris-Nice. Mais je pense qu’il y a beaucoup d’intelligence de la part des organisateurs italiens qui ont passé les Strade Bianche et Tirreno Adriatico qui se passent dans le même pays que Milan Sanremo, à la suite. Les organisateurs d’ASO vont eux devoir de plus en plus devoir s’organiser en fonction du Coronavirus, se réorienter s’ils veulent avoir les meilleurs coureurs au départ."

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