"Mon budget c'est le budget lunettes de l'équipe Sky"

Ce mercredi c’est le Grand Prix Samyn. Parmi les équipes invitées il y a le team wallon Veranclassic-Ago. Une équipe composée de coureurs sans contrat. Ils sont chômeurs, étudiants ou intérimaires. Leur rêve percer dans le vélo et décrocher un contrat pro.

Veranclassic Ago, c'est une équipe continentale, l'équivalent d'une division 3 mondiale. L'équipe wallonne vit ou plutôt survit grâce aux sponsors avec un budget serré. Geoffrey Coupé le Manager Général de l’équipe le confirme avec une pointe d’ironie " Mon budget c’est le budget lunettes de l’équipe Sky "

Le budget annuel avoisine les 500 000 euros très loin des 20 millions d’euros de l’équipe Sky de Chris Froome. L’argent du sponsoring permet d'acheter des véhicules, de payer le carburant, les hôtels mais impossible d'offrir des contrats aux coureurs qui ont souvent des statuts précaires

"Tous nos coureurs sont sans contrat. Certains travaillent, d’autres sont étudiants et nous avons aussi des demandeurs d’emploi. Ils ont beaucoup de mérite parce que faire des courses de 200 kms face aux coureurs des équipes BMC, Etixx-Quickstep ou Sky ce n’est pas donné à tout le monde".

Mais tout cela a un prix. Pas toujours facile de joindre les deux bouts pour les coureurs qui touchent uniquement de petites primes. Mais l’essentiel est ailleurs. lls ont tous le même objectif percer dans le vélo à court ou moyen terme.

"Quand on est dans une équipe continentale on fait tout pour essayer de repasser pro et c’est pour cela qu’on se donne à bloc" confie Jonathan Breyne 25 ans qui a été coureur pro et qui espère retrouver une équipe professionnelle l’an prochain.

Même son de cloche chez Dimitri Peyskens. "Le but, c’est vraiment de percer et d’en faire mon métier. Mais si ça ne va pas j’ai quand même mon diplôme universitaire donc j’ai moins de stress".

La situation est différente pour Antoine Leleu qui se donne 12 mois pour accrocher un contrat pro. "C’est pas une vie facile et c’est pour ça que j’ai décidé qu’à la fin de l’année, si j’avais pas de contrat professionnel ce serait le fin de ma carrière".

La situation de ces coureurs sans contrat prouvent que le cyclisme est à plusieurs vitesses. Le Samyn est une belle opportunité pour les coureurs de petites équipes. Dimitri Peyskens sait que s’il brille sur la Samyn cela pourrait changer sa vie de coureur. "C’est important de pour pouvoir se montrer sur les courses qui passent à la télé. C’est beaucoup plus facile de se faire connaître sur les courses télévisées".

Aujourd'hui sur le Samyn, entre Quaregnon et Dour, ces coureurs amateurs se frotteront au gratin mondial mais leur but est ailleurs. Ils rêvent tous de se faire remarquer et de décrocher un contrat pro dans une équipe professionnelle pour pouvoir enfin vivre correctement de leur passion.

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