Florian Vermeersch : Universitaire, conseiller communal, néo-pro et grand espoir du cyclisme

Florian Vermeersch
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Florian Vermeersch - © RTBF - Lotto Soudal - Belga

Champion de Belgique chez les Espoirs, Florian Vermeersch a dit au revoir à son joli maillot noir-jaune-rouge le 1er juin en passant professionnel chez Lotto Soudal, dont il portait déjà les couleurs chez les U23.

Son grand saut vers le peloton professionnel était prévu de longue date, mais Florian Vermeersch ne s'attendait évidemment pas à le faire dans ces conditions.

Vainqueur de Bruxelles-Zepperen le 8 mars dernier, le jeune homme de Zaffelare (Lochristi), au nord de Gand, a fait sans le savoir ses adieux au peloton des U23 de la plus belle des manières... car depuis, il n'a - évidemment - plus disputé la moindre course à cause de la pandémie de coronavirus.

La victoire de Florian Vermeersch à Bruxelles-Zepperen

"Sur des petites bosses et sous la pluie, je me sens bien !"

Privé de compétition depuis près de trois mois, Florian Vermeersch n'a pourtant pas eu le temps de s'ennuyer. Car il est du genre... hyperactif : à 21 ans, il est cycliste professionnel, mais aussi étudiant - à temps partiel - en Histoire à l'Université de Gand et conseiller communal à Lochristi, qui est tout de même une localité de plus de 20.000 habitants.

"J'ai trouvé un bon équilibre entre ces trois activités, dévoilait dernièrement Florian Vermeersch à nos confrères de Sporza. Maintenant que je suis professionnel, ce sera peut-être plus compliqué, on verra !"

Après s'être beaucoup moins entraîné au début du lockdown, le coureur de l'équipe Lotto Soudal a progressivement remis de l'intensité dans ses sorties et espère être au meilleur de sa forme dès le mois d'août. Mais avec quels objectifs ? "On peut me décrire comme un Flandrien, car je ne serai jamais un pur grimpeur, soulignait il y a quelques jours Florian Vermeersch. Je ne suis pas un poids plume, mais sur des petites bosses, où il faut du punch et de la puissance, je me sens bien ! Si le parcours est bosselé et qu'en plus, la pluie donne encore une autre dimension à la course, je peux tirer mon épingle du jeu. J'ai aussi un bon sprint, je sais que je peux faire parler ma pointe de vitesse dans un petit groupe. Quand toutes ces conditions sont réunies, je me sens comme un poisson dans l'eau."

Le verra-t-on donc déjà aux côtés de Philippe Gilbert et John Degenkolb sur les Classiques cet automne ? Il est trop tôt pour le dire. Son programme, en début de saison, devait l'emmener sur les routes du Tour de Belgique, puis sur d'autres courses à étapes de quelques jours.

Sacré - sous la pluie - à Habay-la-Neuve le 17 août dernier (avec près de deux minutes d'avance sur ses plus proches poursuivants, Gilles De Wilde et Sébastien Grignard), Florian Vermeersch a également été un excellent cyclocrossman avant de se consacrer pleinement au cyclisme sur route. Et le conseiller communal de Lochristi pourrait devenir rapidement l'une des nouvelles sensations du peloton...

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