Evenepoel : "Il peut neiger, tonner, peu importe. Le jour où je peux remonter sur le vélo, je saute dessus"

Evenepoel : "Il peut neiger, tonner, peu importe. Le jour où je peux remonter sur le vélo, je saute dessus"
Evenepoel : "Il peut neiger, tonner, peu importe. Le jour où je peux remonter sur le vélo, je saute dessus" - © ANN BRAECKMAN - BELGA

Hier soir, Remco Evenepoel s’est exprimé chez nos confrères flamands. Un mois après sa terrible chute au Tour de Lombardie, le jeune coureur Belge a donné de ses nouvelles, plutôt positives.

"Je vais mieux, a-t-il d’emblée déclaré à nos confrères du Laatste Nieuws et de VTM. "Je fais des progrès tous les jours. J’ai perdu un peu de masse musculaire. Avant le Tour de Lombardie, je pesais 62,5 kg. Quand j’ai quitté l’hôpital, j’étais à 57… Aujourd’hui, je suis proche de 60. Je veille aussi à ne pas prendre de poids, à ne pas manger trop. Sinon, j’aurai un gros problème quand je reviendrai !"

Revenir, le mot est lâché. Sur les réseaux sociaux, on peut déjà voir que le jeune loup a faim et fait tout pour revenir à son niveau, tout en prenant le temps de se soigner. Mais la compétition lui manque déjà : "Ma première réaction a été de demander si je pourrais faire le Giro. Le médecin m’a répondu : non, mon petit. J’ai donc demandé pour la Vuelta. Et il m’a fait comprendre que je devais me tourner vers la saison prochaine. C’est comme ça. Je sais que j’ai eu beaucoup de chance dans ma chute."

Pendant qu’il se soigne, Remco en profite pour regarder le Tour et parler de son probable meilleur ennemi ces prochaines années, le Slovène Tadej Pogacar, vainqueur hier de l’étape du Grand Colombier : "Je suis impressionné par Pogacar. L’année dernière, il faisait déjà des performances incroyables. Le seul inconvénient, c’est qu’il n’a pas de coéquipier sur ce Tour. Et, s’il veut gagner, il ne devra pas prendre le maillot jaune trop vite."

Remco en a aussi profité pour reparler de sa lourde chute : "Ces virages, je les connaissais bien. Je les avais reconnus plusieurs fois. Mais les coureurs devant moi ont fait une erreur dans leur trajectoire. Dans cette chute, ma première réaction a été d’essayer de m’accrocher au mur. Raison pour laquelle je me suis aussi blessé aux mains. J’ai aussi regardé en bas, pour voir la profondeur du ravin. J’avais l’impression d’un trou noir, avec l’ombre… Je ne savais pas quelle était la profondeur. Je suis tombé sur les pieds. Au tout début, je ne pouvais plus respirer. J’ai voulu remonter, mais avec la fracture, je ne pouvais pas bouger. J’ai aussi appelé à l’aide. Mais ma voix n’avait pas de force. Personne ne m’a entendu. Pendant cinq minutes, je me suis senti abandonné… Avant que les secours n’arrivent."

Enfin, la question du retour sur le vélo se pose déjà pour Evenepoel. Le Belge a déjà envie de remonter sur sa bécane : "Il peut neiger, tonner, peu importe. Le jour où je peux remonter sur le vélo, je saute dessus. Mais je dois être patient. D’ici quelques semaines, j’irai consulter les médecins afin de voir à quoi ressemblent les fractures", conclu le coureur.

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