Des Strade Bianche le 1er août et les classiques belges en octobre, voici le calendrier prévisionnel de l'UCI

Un Milan-San Remo estival avant le Tour de France. Liège-Bastogne-Liège avant le Ronde et Paris-Roubaix, le nouveau calendrier cycliste se dessine à l'UCI
Un Milan-San Remo estival avant le Tour de France. Liège-Bastogne-Liège avant le Ronde et Paris-Roubaix, le nouveau calendrier cycliste se dessine à l'UCI - © ALAIN JOCARD - AFP

Les compétitions World Tour ne reprendront pas avant le 1er août mais on semble se rapprocher de la ligne d’arrivée dans la course au nouveau calendrier. Et comme dans toutes les courses du monde, à ce moment précis, cela commence à frotter dans le peloton des organisateurs d’épreuves. Un peloton qui se trouve en grand danger face aux risques économiques liés à la pandémie de Coronavirus et aux nombreux reports et annulations déjà actés.

Dans ce contexte il n’est plus question de jouer des coudes, mais il faut se les serrer. L’heure est aux compromis et aux sacrifices pour le bien de la cause commune : organiser un maximum de courses pour offrir du spectacle et un minimum (vital) de visibilité aux sponsors qui font vivre les équipes et les coureurs. C’est dans cette dynamique que l’UCI a fait parvenir un calendrier prévisionnel aux équipes… En attendant l’approbation définitive. En voici les détails.

La Dolce Vita en guise de reprise

Après plus de 100 jours sans courses, c’est une reprise tout en douceur qui attend les coureurs. Selon nos informations, la saison cycliste reprendra le samedi 1er août en Toscane avec les Strade Bianche. Le peloton enchaînera avec le premier monument de la saison, Milan-San Remo, le samedi 8 août. Une Primavera estivale qui devrait déjà faire mal aux organismes des coureurs.

Sur la route du Tour

Après cette mise en bouche italienne il sera déjà temps de préparer la plus grande course de l’année. Et qui dit préparation du Tour de France dit aussi course par étape à placer au calendrier. Le Critérium du Dauphiné, réduit à 4 jours de course, serait disputé pendant la deuxième semaine du mois d’août avant le retour des coureurs dans leur pays d’origine pour y disputer les championnats nationaux (22-23 août).

Mais alors que les enfants s’apprêteront, espérons-le, à reprendre le chemin de l’école, les coureurs entameront eux la course autour de laquelle toutes les autres ont dû se greffer. Le Tour de France, clé de voûte du cyclisme mondial, s’élancera de Nice le 29 août et arrivera à Paris le 20 septembre.

Des mondiaux aux Ardennaises

L’après Tour de France sera particulièrement perturbant pour les suiveurs de la petite reine. L’UCI a en effet décidé de maintenir ses Championnats de Monde aux dates prévues (du 20 au 27 septembre) avec pour effet une inversion inhabituelle dans la chronologie des classiques.

Au lieu de monter en relief, et en difficulté, le peloton va cette fois opérer la tendance inverse. Les Mondiaux suisses de Martigny offriront effectivement un terrain de jeu très accidenté et c’est donc pour cette raison qu’ils seront suivis des classiques ardennaises avec la Flèche Wallonne, le 30 septembre, et Liège-Bastogne-Liège, le 4 octobre. Des dates qui ne sont toutefois pas (encore) confirmées du côté de la Province de Liège. "Il y a toujours beaucoup d’inconnues et nous sommes encore dans l’expectative" déclare Giovanni Bozzi. "Mais c’est normal, j’insiste sur le fait qu’il y a des choses beaucoup plus importantes qu’une course cycliste à l’heure actuelle" souligne le directeur des sports de la Province. Mais il faut bien avancer pour se projeter et commencer les préparatifs. Dans cette optique, une doyenne organisée début octobre pourrait arranger les autorités. "Si on pouvait réellement choisir on choisirait début octobre oui" confirme Giovanni Bozzi. "A ce moment-là nous ne serons pas encore impactés par la construction du tram de Liège et les conditions climatiques seront moins difficiles qu’à la mi-novembre. Il y a bien sûr la Foire d’Octobre qui sera installée en plein centre-ville et dont il faudra tenir compte, mais il existe des alternatives", comme, par exemple, déplacer la ligne d’arrivée du boulevard d’Avroy au Quai Mativa, où avait été jugée l’arrivée de la 2e étape du Tour de France en 2017.

Les fans de cyclisme liégeois ne devraient donc pas trop y perdre à l’exception des supporters à la fibre italienne puisque le départ du Giro sera également donné ce week-end-là.

Enfin, dans cette chronologie bouleversée, vous l’avez compris, c’est donc l’Amstel qui viendra boucler les classiques ardennaises, le 10 octobre, pour assurer une transition plus douce vers les classiques flandriennes.

Des pavés, des feuilles mortes et puis l’Espagne

Derrière les côtes de Wallonie et les chemins tortueux du Limbourg néerlandais, les bergs et les pavés de Flandres se profilent à l’horizon.

Alors que les tifosis n’auront d’yeux que pour leur Tour d’Italie, les flahutes se retrouveront eux sur les routes flamandes. D’abord à Gand-Wevelgem, le 11 octobre avant le grand rassemblement espéré autour du Ronde tant attendu. Un Tour des Flandres qui pourrait se tenir le 18 octobre conformément aux attentes des organisateurs des Flanders Classics.

Dans cette configuration, Paris-Roubaix se tiendra une semaine plus tard, le 25 octobre avec l’avantage de n’avoir aucune concurrence ce jour-là. Le Giro sera terminé et la Vuelta (un peu raccourcie en raison du retrait probable d’Utrecht censée accueillir le grand départ) ne commencera que le 1er novembre, au lendemain du Tour de Lombardie, qui viendra clôturer la saison des classiques le 31 octobre.

Voilà donc à quoi devrait ressembler la fin d’une saison cycliste exceptionnelle à plus d’un titre. Les solutions avancées ne contenteront sûrement pas tout le monde, certains coureurs devront faire des choix et abandonner certains objectifs, d’autres en profiteront peut-être pour créer la surprise.

A condition bien sûr que ce nouveau projet de calendrier ne finisse pas, comme le précédent, à la poubelle. Pour pouvoir organiser des courses il faudra que les frontières soient ouvertes, il faudra aussi des avions pour voyager, des hôtels pour loger, des restaurants pour manger, etc…

Les acteurs du monde sportif sont avant tout des humains comme les autres, exposés aux risques sanitaires et dépendants des décisions qui seront prises pour endiguer la propagation de la pandémie de coronavirus.

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